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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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ITALIE MÉRIDIONALE .

Quelques uns n’ont point de cratère h leur sommet ; d’autres sontcomposés d’un culot trachytique au centre , enveloppé d’un man-teau de tuf et de conglomérats grossiers. Ce trachyle diffère decelui de Santa-Croce, et se rapproche au contraire des trachyteslaviques. Enfin, il y en a dont la cime affecte une disposition craté-riforme, mais sans offrir de roches Ieucostiniques.

L’arrangement des roches leucitiques sur la pente extérieure dugrand cône, et principalement vers sa limite supérieure, ne ressemblepas à celui que prennent les laves sorties de la bouche d’un volcan.Ce ne sont ni ces traînées longues et étroites que forment les cou-lées, ni les assises superposées qui caractérisent ordinairement les paysvolcaniques, mais des amas irréguliers et de toutes les dimensions.Leur texture compacte, leur état cristallin sur une pente assez forte,et surtout la présence de cristaux gigantesques d’arnphigène em-pâtés dans la roche près de l’orifice du cratère et sur un sol inclinéde 6° à 10°, font présumer que les roches leucitiques du grand cônene sont point sorties en coulées par le cratère supérieur, maisqu’elles doivent au contraire leur origine à un ordre de phénomènesqui a précédé l’ouverture do celui-ci, et distinct en même tempsde celui auquel est dû le cône central de Santa-Croce, dont les rochessont si différentes. La forme de celle dernière montagne doit lafaire regarder comme un cône de soulèvement, dont l’apparition aredressé tout autour les roches leucitiques.

Les tufs de la Campanie qui pénètrent dans les vallées voisinesde l’Apennin ne sont que les produits des épanchements ignés deRoccamonfma, et leur origine diffère de celle des tufs des ChampsPhlégréens. Le tuf même de Sorrente , malgré son éloignement etson isolement actuel, proviendrait encore de Roccamonfma. Leséléments de ces tufs, après avoir été rejetés, auraient été charriéspar les eaux que les mouvements du sol ont déplacées. Enfin pardiverses considérations tirées de la nature des roches et de leurdisposition, l’auteur conclut que les montagnes de calcaire secon-daire, situées l’une au nord, et l’autre au sud du massif volcanique,et dont la base se confond avec la sienne, ne formaient, avant l’ap-parition des roches ignées, qu’un seul et même rameau continu del’Apennin , coupé ensuite par les premières éruptions volcaniques.Cette opinion avait d’ailleurs été émise longtemps auparavant par

monfina, etc .{Bull. Soc. géogr. (le Berlin , 4 841 ; — Neu. Jahrb.,1841, p. 168, avec carte et coupes).