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massif de Uoccamonfina, cl qui en avait déduit leur ancienneté |relative, a décrit le mont Vultur, placé au sommet d’un vaste pla- 3leau tertiaire, et dont les parties supérieures sont recouvertes par |un tuf volcanique friable, en couches de 20 à 30 mètres d’épaisseur. |Au sud de ce massif volcanique de forme triangulaire est la vallée qdite Bosco di Montecckio, que limitent deux chaînes de rochers tra- :chytiques, l’une dirigée au N.-O., et l’autre au N.-E. Vers le milieu ïde celle-ci s’élève la cime du Vultur, et au nord du Rosco di Mon- jlecchio, une seconde dépression offre deux lacs regardés comme joccupant le fond d’un ancien cratère. A l’exception des deux chaî- |nons trachyliques précédents et de celui qui, en les réunissant, sépare jles deux vallées dont nous venons de parler, tout le reste du massif 1est composé de conglomérats, de tuf, de lapilli et de cendres plus jou moins stratifiées, ayant des inclinaisons de 25° à 30°. 3
D’après le savant voyageur, le massif volcanique du Vultur aurait «été soulevé avant les dépôts tertiaires horizontaux qui l’entourent, jet peu après la fin de l’époque secondaire. Comme les couches ;tertiaires se lient souvent et de la manière la plus intime aux tufsvolcaniques, il faut admettre'que des soulèvements partiels ont eu :lieu après celui du massif principal dans lequel on ne remarque au-cune coulée de lave proprement dite. ■;
Mont c.mgiino. (p. 171 .) Les roches trachytiques et basaltoïdes de Lésina, à !l’ouest du mont Gargano, sur la côte de l’Adriatique , et dans les-quelles on trouve des blocs de syénite, ont soulevé les calcairesnoirs jurassiques et seraient plus anciennes que la formation cré-tacée. Aussi M. de TcliihatchelTpropose-t-il de ranger les volcans etles produits ignés de l’Italie méridionale dans l’ordre suivant, d’aprèsleur ancienneté : le mont Gargano , le Vultur, les Champs Phlégrcens,Roccamonfina, le Vésuve et le monte Nuovo, ordre qui diffère assezde celui qui a été proposé depuis (1).
F.n*irons M. de lîucli (2) a fait au Vésuve l’application de la théorie desNdjiies. cratères de soulèvement, et M. H. Abich (3) a donné l’analyse dequelques produits volcaniques des environs de Pouzzoles . Le puits
(1) Voyez les objections qu’y a faites M. Murchison (Quart. Jcurn.gcol. Soc. of London , vol. VI, p. 307, nota , 1850).
(2) VInstitut, 4 fév. 1846.
(3) Soc. philomatique de Paris . — L'Institut, 1 5 juin 1 843. —Surla composition du jeldspath vitreux et du ryacolitc (Ann. d. Chem,und Phys, de Poggendorjf, vol. XXVIII ; — ■Ann. <les mines, 3 e sér.,vol. V, p. 541, 1834). "