DE LA PÉNINSULE ITALIQUE. /| 13
péninsule italique, se sont manifestés en général après les dépôtssnb-apennins, à des moments divers, mais toujours très rapprochésde l’époque actuelle ou des volcans en activité. L’un des plus anciensserait celui de lladicofani. Ses laves diffèrent de celles des volcansvoisins du Latium , puisqu’elles sont pyroxéniques et feldspathiques,au lieu d’être leucosliniques. La forme des cratères est égalementdifférente. De plus, les volcans de Bolsena, de Viterbe , de Brac-ciano, d’Albano, etc., recouvrent partout de leurs produits les sa-bles ou les marnes sub-apcnnines, tandis que celui de Radicofani serait presque recouvert jusqu’à son sommet par ces mêmes dé-pôts. On a vu (antè, p. 393) que cette opinion, émise par l’auteurlongtemps avant la publication de ce dernier mémoire, n’était pascelle de M. L. l’arelo.
Les basaltes du val di Noto (Sicile ), alternant avec des couchesrapportées au terrain quaternaire (antè, vol. II, p. 807) d’après1\ Hoffmann et JI. Lyell, seraient moins anciens que les premièreséruptions de l’Etna qui recouvrent des dépôts de la période sub-apennine. Cette conclusion pourra paraître hasardée, si l’on re-marque que les sédiments quaternaires, qui ont servi à fixer l’âgedes basaltes du val di Nolo, n’ont pas été constatés dans le voisinageimmédiat de l’Etna .
Les trachytes de la Toscane et des monts Euganéens ont traverséla formation tertiaire sub-apenninc dans le Volterrais, leGrossetano,les monts Cimini, et ceux de l’île de Ponza sont probablement dumême âge, c’est-à-dire, postérieurs au volcan de Radicofani et à lanaissance de l’Etna . Malgré les autorités qu’il cite, Pilla doutait dela postériorité des trachytes de la Toscane aux marnes sub-apennines,cl ceux de la Sardaigne , comme on vient de le dire, seraient peut-être plus anciens.
Les mélaphyres de Lugano sont plus récents que les porphyresrouges quartzifères dont on trouve des fragments dans leurs conglo-mérats; ils ont dérangé et modifié toutes les roches secondaires, etont par conséquent surgi pendant l’époque tertiaire. Des mélaphyressont d’ailleurs venus au jour à divers moments. Ceux de Predazzo,qui traversent les grès rouges et les dolomies jurassiques, ont apparuau commencement de l’époque tertiaire, et les granités de cette lo-calité ont été regardés comme du même âge. Contrairement à cette