RÉSUMÉ
MA
dernière assertion, la coupe donnée par M. de Klipstein (1) montreque le porphyre noir a pénétré par des fentes du granité pour s’éten-dre ensuite à sa surface.
Les granités de l’île d’Elbe sont très peu anciens; ils forment desdykes dans le macigno, l’albérèse et dans les serpentines. Ces gra-nités et les porphyres quartzifères qui les accompagnent se lientintimement aux trachvtes de Campiglia et autres de la Maremme quisont également associés à des porphyres quartzifères, et ces diversesroches seraient toutes contemporaines. Mais, comme celles de laToscane sont postérieures aux dépôts sub-apennins, les granités del’île d’Elbe le seraient aussi. Pilla reproduit à ce sujet les doutes déjàexprimés plus haut.
Les granités de la Calabre, aux environs de Reggio et de Gérace ,continue-t-il, ont évidemment surgi entre les formations tertiairesmoyenne et supérieure; ils ont été soulevés à l’état solide après lapremière de ces périodes, tandis que ceux de l’île d’Elbe , arrivés àl’état pâteux , ont traversé, sous forme de dyke, l’albérèse et le ma ■cigno dont ils renferment des fragments, puis les serpentines, etcela peut-être après la seconde période ouïes dépôts sub-apennins.Les basallesduVicentin seraient alors plus anciens que ces granités,puisqu’ils semblent alterner avec les couches tertiaires inférieures.
Les éruptions de serpentine et d’euphotide de la Toscane et de laLigurie ont souvent percé le macigno, mais elles sont antérieuresà la formation tertiaire moyenne dans laquelle on trouve beaucoupde fragments de ces roches.
On vient de dire que les basaltes du val di Noto étaient contem-porains des sédiments quaternaires, mais les mélaphyres du capPassaro seraient antérieurs aux calcaires à Hippurites, suivantF. Hoffmann, qui en rapproche aussi ceux de Cattolica , près deGirgenti, et de Confessa, entre Païenne et SciacCa . Ces derniers,toujours d’après Hoffmann, reposent sur des couches secondairespostérieures aux précédentes, et leur sortie aurait concouru à laformation des soufres, des gypses et des sels de la Sicile , contra-diction que Pilla s’est attaché à faire ressortir. En réalité, les mé-laphyres du camp Passant sont plus récents que ceux de Cattolica et de Contessa. Si les gypses, les soufres, etc., sont le résultatd’émanations venues avec les mélaphyres, et s’il était prouvé que
(I) Beitràge zur geologischen Kcnntniss der ostlichen Alpen ,pl. 3, f. 1; in-4. 1843.