Eimol'K l'.ENTIt.W.E.
^Vai lemhtitg.
/ t 20
Sur le versant nord-ouest de l’Albe du 'Wurtemberg, les massesignées, dit M. de Mandelsloli (1), se présentent soit en cônes isolés,soit en filons qui affleurent dans les vallées transversales ou qui ontpercé le plateau même, pour s’étendre sous forme de bandesétroites. Les couches de l’oolitlie inférieure et du lias reposenthorizontalement au pied des cônes basaltiques. Les conglomératsoccupent une plus grande surface que le basalte lui-même qui s’vtrouve quelquefois en filons.
Des galets de granité, de gneiss, de micaschiste, de porphyre, dephyllade, de todlliegende se rencontrent dans le conglomérat basal-tique. Ces galets , étant arrondis comme les cailloux roulés par lesrivières, ne peuvent être pris pour des fragments des roches sous-jacentes, entraînés lors des éruptions; de plus, ces tufs offriraientaussi des fragments du muschelkalk et du keuper, ce qui n’a pasencore été observé. O 11 remarque avec les galets roulés précédents,mais en plus grand nombre, des fragments anguleux du calcaire ju-rassique de l’Albe. Outre ces faits, qui ne paraissent pas être encorebien expliqués, M. de Mandelsloli cite de véritables galets des cou-ches jurassiques du Wurtemberg et dos blocs provenant du coral-rag de l’Albc, dans des points situés en dehors de la chaîne, là oùles conglomérats basaltiques ne traversent pas ces calcaires et ar-rivent au jour dans les schistes du lias et l’oolilhe inférieure, c’est-à-dire à un niveau beaucoup plus bas que celui de ces calcaires. Maissi, comme le pense l’auteur, ce versant nord-ouest delà chaîne étaitoriginairement recouvert par les mêmes calcaires que le plateau ac-tuel , une partie de leurs bancs a pu être enveloppée dans le con-glomérat avant que le reste ait été entraîné. Les fragments empâtésproviennent du coral-rag on de l’argile d’Oxford avec leurs fossiles,et n’ont subi aucune altération. Ils sont accompagnés de calcairescristallins, à grain fin, de dolomies grenues, de calcaires èt deschistes du lias plus ou moins modifiés.
Tantôt les rochesjurassiques n’ont point été altérées au contactduconglomérat, tantôt au contraire le calcaire est devenu spalhique