KBUOPE CENTUALE.
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et niêine bacillaire, ou bien sonore, dur, fragile, et d’une teinterouge, violette ou grise. Au sommet des cônes basaltiques, telsque le Juseberg, le Rangenberg, etc., on remarque des dolomiesjurassiques sans traces de fossiles. Le calcaire lacustre de Bôttin-gen, près Munsingen, recouvert et complètement altéré par le con-glomérat, est du même âge que celui de Slcinheim, qui renfermedes ossements de mammifères. Ainsi, les basaltes de l’Albe appar-tiendraient à la période tertiaire supérieure. Ces calcaires lacustressoulevés avec l’Albe ont à Bôttingen une altitude de 791 mètres.(Voyez ante, vol. Il, p. 877.)
Les montagnes coniques, ou cônes de soulèvement, appelées vol-cans dans l’Eifel , ne montrent point généralement de cratères. Ellessont formées d’un côté, dit M. Dumont (1), par des matières sco-riacées, et de l’autre par des couches inclinées de lave compacte oude téphrine semblable à celle qui s’étend dans la plaine en nappeshorizontales (cônes de Kirck-Weilcr et de .Maycn). I,'auteur expli-que cette disposition en supposant que les téphrines étaient déjàdéposées en nappes refroidies, lorsque les scories sont arrivées aujour. La nappe, solide d’abord, étoilée par une pression exercée debas en haut, a été divisée en secteurs, et celui de ces secteurs quioffrait le moins de résistance a été soulevé par les matières fondues,aujourd’hui scoriacées, qui sont sorties et se sont accumulées d’uncôté, pour compléter le cône dont le secteur soulevé ne faisaitqu’une partie. Lorsque la plupart des secteurs ou même la totalitéa été redressée, il est résulté un véritable cratère de soulèvement.Tel est celui que l’on voit au nord de Maycn , non loin d’Kt-tringen.
Le seul cratère d’éruption qui paraisse bien caractérisé dansl’Eifel est au sommet de la colline calcaire, au nord de Gérolslein.Quant aux cratères-lacs , celui d’Uclmcn est ondes plus remar-quables. Il est creusé dans les schistes ardoisiers, et ne présenteaucune trace de matières volcaniques; mais sur le revers de la ca-vité, et à partir de l’orifice, on remarque des conglomérats formésde boue séchée et de fragments de roches semblables à celles duterrain dans lequel le cratère est ouvert. Ces couches inclinent endivergeant des bords du cratère vers le pied de la colline, disposi-tion résultant d’éruptions boueuses, successives, par l’ouverture du
(I) Bull. de l’Acad. loy. de Bruxelles , vol. I, p. 183. I83i.—Bill. unie, de Centre, vol. L1X, p. 290.
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