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été soulevé par la roche ignée. Le sommet de la montagne offreune enceinte circulaire bordée de trachytes altérés et de ponces.Ces roches sont imprégnées de soufre, et il s’en dégage des vapeurssulfureuses. Le sol de celte solfatare est un sable mélangé de soufre,d’alun et de cimolite. A quelques décimètres de profondeur, la tem-pérature est fort élevée, et il en sort, par l’agitation du sol, d’épaissesvapeurs d’acide sulfurique et d’eau. Sur le sommet, on remarqueégalement une couche de fragments de micaschiste et de quartz;c’est un lambeau du dépôt détritique que le soulèvement du Kalamoa porté à cette hauteur.
Dans ses conclusions (p. 96), M. Sauvage admet deux périodesdistinctes pour la formation des roches volcaniques de Milo. Lapremière, dit-il, est celle de l’épanchement des trachytes qui ontfourni les éléments du tuf ponceux; la seconde est marquée parle soulèvement des masses trachytiques, qui a suivi le dépôt du ter-rain tertiaire supérieur ou sub-apennin. Peut-être remarquera-t-onun peu d’obscurité dans cet énoncé de l’auteur, car on peut égale-ment concevoir ou deux apparitions de trachytes , ou bien que lesmêmes roches ont été soulevées à deux reprises. Cette dernière in-terprétation , qui est probablement la véritable, n’a pas été suffi-samment expliquée, ni développée, et la distinction entre les dentephénomènes ignés n’a pas été non plus nettement établie. L’appa-rition des trachytes sur plusieurs points à la fois, continue-t-il, estpostérieure aux couches fossilifères qu’ils ont soulevées et briséessur de grandes surfaces. Ainsi, comme on vient de le dire, ce sou-lèvement est bien séparé de Vépanchement , antérieur même auxtufs formés aux dépens de ces mêmes trachytes. On reconnaît enoutre les traces de beaucoup de cratères de soulèvement. Des lignesde brisure viennent se croiser en divers sens, et des lambeaux dé-tachés de couches tertiaires ont été portés à de grandes hauteurssans avoir sensiblement perdu de leur horizontalité.
Tout le polygone extérieur de l’île a été plus fortement relevéque les parties centrales, ce que M. Virlel avait déjà fait remarquer,et ce qui rend compte de la forme particulière de l’île. Les princi-paux massifs trachytiques sont alignés N. 20" O. au S. 20° Ê,, direc-tion moyenne de l'échancrure de la rade et du dernier soulèvementdu pays. M. Sauvage ne pense pas que, comme l’avait admis t\I. de