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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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gréce et Iles voisines. 459

Buch, à cause d’une analogie de forme avec Santorin , l’espace cir-culaire de la rade de Milo soit dû à un cratère de soulèvement.

Quant aux divers produits d’altération , tels que l’alunite, lespierres meulières qui sont des brèches ponceuses, des pépérinos,des conglomérats trachytiques silicifiés et passés à l’état de silex ca-rié, alunifères, etc., puis la ponce, le soufre, le sel, le gypse, la cimo-lite, etc,, que M. Virlet avait aussi étudiés en détail, ils ont étél J objet d’un nouvel examen de la part de M. Sauvage.

L’île d’Anti-Milo ou deRemonilo, située au nord-ouest de la pré- jj®cédente, paraît être aussi trachytique, et celle de Ciinolis ou de ci ™“ lis

PArgentièrc, au nord est, est encore volcanisée (t). On trouve dans t’Argentièrecette dernière des roches anciennes, des trachytes, des conglomératstrachytiques et ponceux, et des dépôts tertiaires supérieurs ( ante ,vol. II, p. 900). Le seul bourg de l’île est situé sur nue montagnede trachvte porphyroïde brunâtre. Les conglomérats trachytiques etponceux, les trass, les pépérinos qui se voient partout, ont été pourla plupart changés en alunite. Toutes les variétés blanches, roses,rouges, zonées, pulvérulentes et silicifères s’y présentent comme àMilo, ainsi que les conglomérats ponceux changés en silex molaire.

M. Virlet attribue la formation de certaines roches porphyroïdesà des modifications postérieures qui auraient favorisé le dévelop-pement des cristaux de feldspath, et l’on peut suivre horizontale-ment, dit-il, tous les passages entre les parties les moins altérées etcelles qui l’ont été le plus. Certains porphyres ou trachytes auraientpu se former sur place par suite d’actions chimiques et électro-chi-miques, exercées sur des roches d’agrégation mécanique préexis-tantes. Il cite à l’appui de cette théorie métamorphique, poussée unpeu loin suivant nous, ce qu’il a observé à Imbros, l’une des îlesde la Thrace , où un grès jaunâtre, feldspathique, grossier, a été trans-formé par places en porphyre trachytique bien caractérisé (p. 301).

L’auteur trouve en outre la plus parfaite ressemblance entre lespierres meulières (mühlsteinporphyr) des environs de Konigsberg ,de Schemnitz , de Tokai, etc., ou porphyres molaires tels que nousles avons vus décrits par M. Beudant, et les conglomérats trachy-tiques , ponceux , modifiés des îles de la Grèce . Aussi ne met-il pasen doute que les roches de la Hongrie n’aient la même origine quecelles de Milo et de l’Argentière.

(I) T. Virlet, toc. cit., p. 298