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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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466 ASIE MINEURE.

près de Kirmasli, du trapp avec mines de fer, et des veines de car-bonate de magnésie, autour du village d’Eshen, entre Harmanjik etTaushanli, puis un dyke de basalte qui perce les dépôts lacustres.Dans la vallée du .Macestus, des affleurements de trachyte se mon -tient çà et là, et la plus considérable de ces masses commence ausud de Boghaditza, pour s’étendre ensuite au pied de la chaîne deDemirji. A Ghietliz, on remarque un basalte aniygdaloïde, com-pacte, avec terre verte et augite, de 50 mètres de hauteur, se pro-longeant au nord par une coulée de basalte colonnaire qui reposesur des sables et du gravier à cailloux trachyliques. Ainsi, sur cepoint, le basalte est évidemment postérieur au trachyte. Celle der-uière roche apparaît encore entre Ghiediz et flushak, à 8 millesau sud de l’Hermus, forme des collines coniques à l’extrémité occi -dentale de la plaine d’ilushak , et serait plus récente que le dépôttertiaire des environs. Il y en a aussi dans le district de Catacécau-mène, quoique la plus grande partie des roches ignées qu’on yobserve soient plus récentes. L’acropolis d’Ei ythræ était bâti surun pic isolé de trachyte rouge, qui s’élève abruptement de 75 à100 mètres au-dessus de la plaine, et présente une fausse appa-rence de stratification. Enfin il en existe des affleurements à 5 millesau sud-ouest de Boudroun.

Les roches volcaniques modernes, ou analogues à celles des volcansde nos jours ne se montrent, dans l’ouest de l’Asie mineure, quedans le district de la Lydie, anciennement connu sous le nom deCatacécaumône ou pays brûlé (1). Le Catacécaumène est un bassintertiaire lacustre, entouré de collines de roches schisteuses; il esttraversé par i’Hermus, qui en sort à Aclala par une gorge étroite qu’ilsuffirait de fermer pour convertir la contrée supérieure en un vastelac. Les éruptions volcaniques se sont fait jour au milieu des rochesanciennes du bord méridional de ce bassin , et les courants de lavese sont épanchés sur les dépôts lacustres. La sortie des matièresparaît s’être effectuée à trois reprises différentes, séparées les unesdes autres par un laps de temps considérable.

La première série d’éruptions eut lieu peu avaul le dessèchement

(4) Voyez (autè, vol. II, p. 95t) pour les dépôts lacustres de cebassin. — Strabon avait été trompé sur l'étendue du district volca-nique qui est de A 8 à 19 milles de long sur 7 à 8 de large, non com-pris la coulée qui a suivi la vallée de l’Hermus à Adala. Au tempsdu géographe grec, il n’existait aucune tradition qui fît mention del'activité de ces volcans.