ASIE MINEURE,
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s’échappent (les sources chaudes hydro-sulfureuses (1). Fathmosest entièrement volcanique. Des conglomérats ponceux existent dansl’île de Kolytnos, et celle de Télos est peut-être aussi volcanique (2).
Si l’on se rappelle que les îles de Scyros, de Lemnos et de Ténédos ont encore la même origine, on reconnaîtra que la crête granitiquedirigée N.-N.-O., S.-S.-E., sur le prolongement de la chaîne del’Olympe et de l’Ëubôe, et dont les îles d’Andros, de Ténos , deMycone, de Naxos , etc., ne sont que les cimes émergées, est llan-quée au N.-E. comme au S.-O. par une chaîne découpée ou inter-rompue , mais parallèle , de pitons volcaniques et de produits ignéspeu anciens. Cette disposition pourrait être attribuée à deux brisuresou lignes de moindre résistance en rapport avec le soulèvement dela chaîne granitique médiane.
Dans la I.ycie et sur les limites de la l’hrygie, des roches serpen- Provinreitineuses paraissent avoir dérangé, à plusieurs reprises, les couches occ “ l 2 3 4 ^' ,Jsecondaires ( scaglia?). Autour du mont Solyma , desdiorites, des 1 Asiïporphyres et des amygdaloïdes seraient plus récents que les serpen-tines (3).
Les granités et les dioriles sont peu répandus dans la partie occi-dentale de l’Asie mineure, mais les roches trachvtiques ont faitéruption sur un grand nombre de points, et elles se montrent sur lesflancs ou au fond des vallées fréquemment en contact avec les dé-pôts tertiaires. Aussi MW. AV.-J. Hamilton et Ii.-E. Strickland (k)les considèrent-ils comme ayant surgi pendant que ceux-ci se for-maient. Les produits ignés n’ont affecté les sédiments avec lesquelsils sont en contact que jusqu’à quelques centaines de mètres autourdu foyer d’éruption ; d’où l’on peut inférer que les phénomènes vol-caniques, quant à leurs effets dynamiques et chimiques , sont toutà fait insignifiants lorsqu’on vient à les comparer à ceux qui ontsoulevé les chaînes de montagnes. Les volcans éteints de l’Ëifel avaient déjà suggéré celte remarque {ante, p. 422).
Les deux savants voyageurs ont signalé le trachvte porphyriquerouge au nord du lac d’Apollonia, le trachyte porphyroïde varié
(1) On a vu {ante, vol. II, p. 946) qu'une grande partie de cetteîle était couverte de dépôts lacustres.
(2) Bull., 2 e sér., vol. I, p. 168. <1844.
(3) Ed. Forbes {Quart. Journ.geol. Soc. of London , vol. II, p. 1 0).
(4) On the geotogy, etc., Sur la géologie de la partie occidentalede l’Asie mineure {Transact. gcol. Soc. of London , vol. VI, p. I.1841, — Pioccrd., id., vol. III, p. 102).
III.
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