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Les porphyres sont à pâte brune et verdâlre avec des tachesrouges Le feldspath, l’amphibole et le quartz s’v trouvent en cris-taux isolés. Ces variétés occupent les sommets des mamelons etpassent à la variolite vers le centre et à la base. Des conglo-mérats porphyriques s’observent au dehors ou sur les pentesdes massifs. Les granités à petits grains et les granités compactessont injectés dans les porphyres sous forme de veines verticales, plusou moins parallèles entre elles, dont l’épaisseur est de l ra ,50, 4 etmême 8 mètres. Elles courent S.-S.-E., N.-N.-O. avec quelquesdéviations. Dans les vallées de Balkouïet de Gamiaoushan, M. Felk-ner a trouvé, au milieu de blocs de granité, des fragments de calcairecoqnillier et peut-être lacustre, tellement modifiés par le feu, qu’ilsressemblaient à de la pierre ponce, tout en conservant les empreintesdes fossiles.
On a vu que la chaîne des Balkhans, dirigée E., O., parallèlementà celles du Kurré et de Koscha-Sury, se terminait brusquement aunord par une muraille presque verticale, de 850 mètres de hau-teur, découpée par des fentes à pic, perpendiculaires à sa direction.Celle chaîne se compose, délias en haut, de grès, de marnes com-pactes gris verdâtre et bleues, puis de calcaires grossiers compactesou grenus, très coquilliers vers le sommet. La direction généraledes strates est E., O., comme celle de la chaîne de la côte nord dugolfe de Baikhan et des éruptions porphyriques ; leur inclinaison estau S. et au S., O. Or ces faits, joints aux observations que l’auteura recueillies sur d’autres points, le portent à admettre que l’appa-rition des porphyres a disloqué les bancs de grès, de marnes et decalcaire grossier, a soulevé la chaîne des Balkhans et a contribué aussiau relèvement des conglomérats calcaires de la chaîne du Kurré.Les porphyres de Balkhouï, d’Onorak et de Dagad seraient les der-nières manifestations de ce grand phénomène.
Pour déterminer avec plus de précision encore le moment de cesoulèvement, l’auteur fait remarquer cju’après les calcaires gros-siers qui couronnent la chaîne, se déposèrent la mollasse, du selgemme, des calcaires lacustres, et, plus lard, des calcaires marinsde l’époque actuelle, avec du sel et des alluvions. Les calcaires d’eaudouce, au milieu de ces dépôts marins de la côte orientale de laCaspienne , forment des espèces d’îles à couches horizontales, sépa-rées dans le voisinage du porphyre (Kurré) et reposant sur leporphyre même (île de Dagad). Ainsi l’apparition des roches ignéesa eu lieu entre la fin du groupe tertiaire proprement dit, qui consti-m. 32