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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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AHABIK.

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tue les Balkhans et les dépôts qui l’ont suivi, alors que se formaientprobablement les assises de marnes et de grès argileux ou mollasse.Dans cette partie de l’Asie comme dans l’ouest, le centre et le sudde l’Europe , nous retrouvons donc des filons puissants de rochesgranitiques qui se sont élevés des profondeurs de la terre, non seule-ment pendant l’époque tertiaire, mais, très probablement aussi, dansles derniers temps de cette même époque. Les causes granitifiantes,si l’on peut s’exprimer ainsi, qui agissaient presque exclusivementsur la matière fluide de l’intérieur du globe, à l’origine des choses,se sont affaiblies graduellement à travers les âges, pour cesser tout hfait à l’époque quaternaire, dont aucun produit igné 11 e nous a encoreprésenté les caractères de véritables filons granitiques.

§ 4. Arabie.

Si, redescendant à présent au S., nous suivons la côte orien-tale de la mer Rouge, nous verrons les montagnes de l’Yémen cou-rir parallèlement à cette côte. Leur élévation est très variable, maison peut juger d’après la végétation que leur altitude dépasse 2500mètres. Toutes paraissent être d’origine volcanique ou tracbytique.Le mont Saber, entre autres, est une masse de trachyte presque isoléequi domine toutes les cimes environnantes (1).

La ville d’Aden, suivant M. F. JBurr (2), est bâtie au centre d’uncratère presque circulaire de un mille et demi de diamètre, et en-touré, au N., à l’O. et au S., par une nappe continue de laves dontl’élévation varie de 325 à 576 mètres. Le cratère est ouvert à l’E.sur un demi-mille de large, et la mer s’avance de ce côté jusquesons les murs de la ville. L’île abrupte de Seerah , située à un demi-mille de la côte, est un témoin de l’ancienne extension du cratèredans cette direction. Le sol d’Aden est uni, peu élevé, et l’orificedu volcan paraît avoir été rempli en partie par les éboulemenls deses parois, en partie par des matériaux que la mer y a déposés. Unegrande fente, dirigée N., S., coupe le cratère en deux portions:l’une occidentale, demeurée intacte : c’est leGebel Shunsane, de

(1) B. Cotta, Notice sur un voyage dam l’Arabie Heureuse [Arch.du Muséum d’hist. nal., vol. II, p. 82 ; — Bull, de la Soc. de géo-graphie, vol. XII, p. 369).

(2) Transact. gcol. Soc. oj London , vol. VI, p. 499. 1842. —Proceed. id., vol. III, p. 365. — Bull., vol. XII, p. 419. 1841.