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phénomènes, car on les voit traverser les cratères aussi bien que lesroches adjacentes, et quoique restreints pour la plupart à cettezone volcanique , ils courent dans le même sens et paraissent avoirété injectés, non par des ouvertures particulières, mais suivant uneligne en relation avec un réservoir général placé à une grande pro-fondeur.
Des actions dénudantes attribuées à l’eau se sont manifestées hla surface du Deccan, dont toutes les vallées résultent d’excavations,et aucune faille d’une certaine étendue n’y a été reconnue. A l’ouest,dans la région volcanisée , l’eau, pénétrant à travers les cratères etles dykes fissurés et devenus meubles, aurait enlevé une épaisseurde 1500 à 1800 mètres de matières volcaniques. Les eaux n’y ontpas découpé les roches comme dans le Deccan, mais elles les ont enquelque sorte disséquées, et les vallées, excepté dans le voisinagede la mer, loin d’avoir été ravinées, seraient dues à la réunion decourants de laves qui se joignent souvent par la base en formant unangle aigu , qu’un troisième courant a quelquefois rempli.
Les différences que nous venons d’indiquer dans les caractèresphysiques du Goncau et du Deccan, et par conséquent des Ghates,sont attribuées au peu de solidité des roches de la première de cesprovinces et à la résistance des roches non disloquées de la seconde.En l’absence de grandes lignes de failles, il est difficile en effet dese rendre compte autrement de la disposition des Ghates, et leConcan ne serait qu’une grande vallée d’élévation où la zone desvolcans occupe précisément la ligne anticlinale.
On a vu que, sur le bord oriental de la grande légion trappéennede l’Inde , l’apparition des roches ignées avait pu être appréciée, aumoins d’une manière approximative, par l’âge des dépôts dérangésou recouverts, et, sur le bord occidental, JL Leith paraît avoir aussidéterminé l’ancienneté des couches placées entre les dioriles oules amygdaloïdes et la grande éruption de basalte des Ghates etdu Deccan. Les phénomènes ignés, dans cette partie de l’Inde , au-delà de la Nerbuddah , se sont donc produits, à plusieurs reprises,dans la région occidentale, en suivant une direction N., S., à peuprès constante, tandis qu’au nord de ce fleuve les éruptions n’ap-partiendraient peut-être qu’à une seule période, celle des nappesbasaltiques du sud.
Si nous jetons actuellement un coup d’œil général sur l’étenduequ’occupent les roches trappéennes dont nous venons de parler,nous verrons qu’elles couvrent près de la moitié de la presqu’île