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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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ÎLES DE L’OCÉAN INDIEN .

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occidentale de l’Inde , c’est-à-dire une surface de 200,000 à 250,000milles carrés, ou plus grande que la France entière. Elle comprendles provinces de Mahva et les chaînes de Vindhya et de Sagur,bordant le bassin de la Nerbuddah, depuis l’embouchure de cetterivière jusqu’au Gange , ou du 73° au 89» long. E. (de Green-wich). M. Everest a décrit des trapps avec olivine, calcédoine etagate, jusqu’à la hauteur de Gwalior (26° 15' lat. N., VS 0 !', long.E., de Greenwich), se prolongeant à l’E. jusqu’aux montagnes deRajmahal, et à l’O. ou au S.-O. versNimuch, pour tourner ensuiteau S. à l)ohub , d’après M. Dangosfield. Au sud , on signale destrapps à Scringapalam (12°26'lat. N.), et plus loin encore, audelà de Catalluin , à l’extrémité de la grande chaîne, entre 8°et 9°de lat. N. Ces roches se prolongent non seulement jusqu’à l’extré-mité du Deccan , mais encore dans le royaume de Mysore , formanttoute la région élevée des Ghates et une partie de la plaine, qui estau-dessous, le long delà côte occidentale de la péninsule, sur cinqdegrés de latitude.

La régularité et l’horizontalité des grandes nappes trappéennes,ainsi que leurs bords abruptes ou même verticaux, les avaient faitregarder comme s’étant épanchées sous les eaux, mais M. Sykes sedemande avec raison, si, dans cette hypothèse, on ne devrait pastrouver des débris de corps organisés marins et des couches sédi-mentaires, soit au-dessous d’elles, soit alternant avec elles, et, d’unautre côté, si la matière fluide s’était épanchée par des cratères,les nappes devraient s’amincir à partir des points d’éruption, au lieude conserver le parallélisme qu’on observe entre les surfaces infé-rieures et supérieures, et elles ne présenteraient point non plusces murailles à pic qui les terminent. Ainsi sous le rapport de leurarrivée à la surface du sol, de leur contemporanéité et de leurmode d’épanchement, ces produits ignés de l’Inde ne sont pasmoins remarquables que par leurs caractères physiques, la dispo-sition qu’ils affectent et le développement qu’ils ont pris. Mais, àbeaucoup d’égards, les résultats de ces immenses phénomènesdoivent être longtemps encore le sujet d’études sérieuses etrépétées.

^ 2. Iles de l’Océan indien .

Nous avons déjà dit quelques mots des volcans brûlants de Suma-tra et de Java ( ante , vol. I., p. 5ô3), et nous mentionnerons ici le

Java