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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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ÎLES ET CÔTES OCCIDENTALES

» particulière de roches; mais les fractures une fois déterminées» pourraient s’ouvrir à certains intervalles, et produire, par les» orifices actuels, des éruptions de diverses natures. Les volcans» centraux seraient précisément les points d’intersection de deux» ou de plusieurs lignes de fractures; et ainsi s’expliquerait com-» ment, au pied même d’un volcan comme le pic de TénérilFe,i) peuvent sortir, à de courts intervaHes, des coulées fort rappro-» chées, comme celles de Garachico et de Guimar , et minéralogi-» quement très différentes. »

Nous devons faire remarquer ici que, d’une part, les relations entreles diverses sorlesde produits ignés successifs, leursoulèvement et lesdirections d’axes montagneux n’ont pas toujoursconduitàdes résultatssemblables à ceux dont on vient de parler, et que, de l’autre, elles nesont pas nécessaires, ce qui, sans infirmer les conclusions de M. De-ville par rapport au groupe dont il s’est occupé, ne permet cepen-dant pas encore de les généraliser au delà. Ainsi, nous avons vu ( ant'e,p. 332) que, d’après M. Rozel, les trachytes du centre de la Frances’étaient fait jour suivant des lignes dirigées comme les Alpes occi-dentales, par conséquent par des fissures produites lors de leursoulèvement et postérieures à la formation tertiaire moyenne, etqu’il en a été de même dans les îles de la Grèce où ces roches sontsorties par des fentes contemporaines du système de soulèvementde l’Erymanthe {ant'e, p. A60), tandis que dans les îles Canaries lestrachytes contemporains de cette même formation moyenne auraientété redressés à la suite de fractures dépendant du soulèvement desAlpes occidentales. Ainsi, d’après ce mode de détermination, lestrachytes des îles Canaries seraient plus anciens que ceux de l’Au-vergne et de l’Archipel grec. Le même raisonnement est applicableaux basaltes; car, en Auvergne, ils sont sortis par des fentes ali-gnées suivant le système de soulèvement des Alpes orientales, etpar conséquent appartiennent à l’époque quaternaire et non à laformation tertiaire supérieure. Enfin, la direction des volcans àcratères n’a aucun rapport avec les dernières lignes de fracturesdes Canaries, tandis qu’elle paraît être représentée en Toscane , dansl’Italie méridionale [ant'e, vol. II, p. 501), et en Grèce [ant'e, p. 461).

Quant à la succession des produits ignés, M. Rozet pense qu’enAuvergne il n’y pas eu de solution de continuité complète; car lesproduits des trois périodes sont intimement liés minéralogiquementet passent les uns aux autres; et si nous ajoutons que l’Etna , qui estun volcan simple, et même l’île de Togo ont été cependant soumis