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à des actions dynamiques, au moins aussi énergiques que Ténériffe et les îles voisines, on en conclura, comme nous l’avons fait pres-sentir, que les changements minéralogiques survenus dans les pro-duits ignés ne sont pas une conséquence nécessaire de ces mêmesphénomènes dynamiques, et qu’il n’y a pas, ainsi qu’on aurait pule penser d’abord, une corrélation absolue entre les résultats phy-siques et chimiques.
Les roches amphigéniques de l’Italie centrale , postérieuresaux trachyles que la plupart des géologues regardent comme plusrécents eux-mêmes que les marnes subapennines, semblent y re-présenter les roches basaltiques d’autres pays, et néanmoins ellessuivent une direction très différente des précédentes, celle de l’axeprincipal de l’Apennin . Nous pourrions citer encore une fouled’autres exemples, au moins dans l’état actuel de la science.de non-concordance entre la nature des roches ignées, leur âge, leur ordred’apparition et la direction des brisures qui ont accidenté le sol,lorsqu’on vient à comparer un certain nombre de centres ignés, soitisolés, soit disposés en ligne.
Nous avons indiqué la position relative des dépôts marins et des liesroches ignées dans la partie méridionale de l’île de Santiago {ante, capVenvol. II, p. 339 et 1012), et nous ajouterons ici, toujours d’après samù B oM. Ch. Darwin (1), qu’indépendamment des roches ignées les plusanciennes (laves compactes basaltiques avec pvroxène , amphibole,péridot, mica , etc., alternant avec des conglomérats et des wackes),que recouvrent les calcaires blancs horizontaux, et la lave basal-tique qui, surmontant ceux-ci, se serait épanchée sous les eaux,une troisième classe de produits volcaniques est venue la recouvrirà son tour. Ces derniers sont sortis à l’air libre, en formant descollines coniques, rougeâtres, à pentes abruptes, éparses çà et là,au-dessus de la plaine qui borde la côte. Leur élévation est d’en-viron 200 mètres, et la plupart offrent à leur sommet des tracesde cratère bien reconnaissables. Elles sont composées de roches
(t) Geological observations, etc. Observations géologiques sur lesîles volcaniques, in 8. Londres , 1 846. —Voyez aussi Cb. Deville,Éludes géologiques sur les îles de Ténériffe et de Togo , suivies d’unestatistique abrégée des îles du Cajt-Vert, p. 212, avec une carte dece dernier archipel, in-i. Paris , 1848. — Bronn, Sur les basaltes etles dépôts quaternaires ou tertiaires supérieurs, aux îles du capVert , avec, une détermination des coquilles ( Neu. Jahrb., 1836,p. 680).