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ÎLES ET CÔTES OCCIDENTALES
très scoriacées, rougeâtres, de nature basaltique, et des courants delave descendus de Red-Hill, Tune d’elles, ont coulé jusqu’à la meroù ils se sont jetés depuis que les côtes ont été soulevées et portéesà leur niveau actuel.
Cette circonstance tend à prouver l’origine ignée d’un dépôtcalcaire, situé près du sommet de Red-Hill , cône volcanique de200 mètres d’altitude. C’est un carbonate de cbaux, blanc, terreux,friable, renfermant toujours, en proportions variables, de très petitsfragments de scories. La masse, imparfaitement stratifiée, constitueen général une brèche irrégulière. Le courant de lave qui, dusignal de Post-IIill, a coulé dans une gorge profonde, située à unmille à l’est de Praya, renferme aussi une masse de scories rouges,mélangées d’une certaine quantité de calcaire, et qui a certainementcoulé en même temps. Aussi M. Darwin, considérant l’abondancedu calcaire au sommet de Red-Hill, l’association intime de cettesubstance avec les éléments scoriacés de la lave, et les nids de car -bonate de chaux qu’elle enveloppe, ici comme sur d’autres points,enfin la présence du calcaire dans des courants, ne doute pas, quele carbonate de chaux ne soit sorti de la terre, mélangé avec lalave fluide.
Les collines de l’intérieur de l’île paraissent appartenir aux rochesvolcaniques les plus anciennes de la côte. Leur sommet, plat ou trèspeu incliné, s’élève d’environ 200 mètres au-dessus de la mer, etles pentes les plus rapides sont vers l’intérieur. C.es collines sontséparées par de profondes vallées où ont coulé les laves qui formentaujourd’hui les nappes de la plaine et de la côte. Leur sommet estformé de basalte généralement compacte, passant à une roche py-roxénique avec beaucoup d’olivine. Des lits de matière calcaireterreuse ou cristalline y sont associés ainsi que des masses de wacke.A la base, sont des roches feldspathiques ferrugineuses, compactesou à grain fin, en partie décomposées et ressemblant à des trachytes.Trois petites buttes de phonolite avec amphibole et cristaux defeldspath vitreux sont également signalées. Les nappes basaltiquesou autres, qui constituent les collines précédentes, inclinent légère-ment vers le littoral, et ont dû faire partie d’un plateau continu quis’étendait sur une portion considérable de l’île, et dont les rochesse sont épanchées sous les eaux. Vers le centre de Santiago, il y ade hautes montagnes d’où sont descendus les grands courants delave basaltique qui ont passé entre les collines dont nous venons deparler, pour s’étendre en nappes le long de la plage, et recouvrir