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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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DE L’AFKIQUE.

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pense, que toutes les montagnes qui entourent l’île comme unrempart, quoique séparées aujourd’hui, ont etc réunies autre-fois en une sorte de ceinture continue, au moins sur une grandepartie du périmètre, et c’est dans leurs intervalles que les laves plusrécentes, venant de l’intérieur de l’île, se seraient écoulées (1). Laforme de l’île est ' e et son plus petit diamètre d’environ13 milles géographiques. Bailly supposait que ce vaste bassin, enpartie rempli de laves modernes, résultait de l’enfoncement de toutela portion supérieure d’un grand volcan. Sous ce rapport, l’îleMaurice offre une ressemblance frappante avec Santiago.

Si nous comparons maintenant la structure générale et la com-position de ces deux îles avec Sainte-Hélène, nous reconnaîtronsque toutes trois sont bordées de montagnes basaltiques, aujourd’huidéchiquetées, mais liées et continues dans l’origine. Leurs pentesrapides sont tournées vers l’intérieur, et les nappes inclinent endehors vers les côtes. M. Darwin , considérant l’épaisseur des cou-lées et leur compacité, croit que cette inclinaison est plus grande quecelle qu’elles auraient dû prendre en s’étendant sur une surfaceinclinée. Dans les trois îles, d’énormes courants de laves récentesont coulé du centre vers les montagnes basaltiques de l’enceinte etdans les espaces qui les séparent. A Sainte-Hélène, la plate-formedu milieu a été remplie par ces mêmes courants. Ces îles ont dûêtre soulevées en masse, et les montagnes basaltiques doivent êtrerangées parmi les cratères de soulèvement. Les portions qui sub-sistent encore ont une structure générale tellement uniforme, quesi elles ne sont point les restes d’un véritable cratère, elles nepeuvent s’accorder non plus avec les lignes ordinaires de soulèvement.

Après avoir examiné et comparé les diverses opinions émises àce sujet, le savant voyageur anglais , s’appuyant sur les observationsqu’il a faites dans l’Amérique du Sud (antè, vol. I, p. 579, 635 et668), est convaincu que les forces qui portent les matières volca-niques jusqu’à l’orifice des cratères sont les mêmes que celles quiélèvent les continents en niasse. Il croit que pendant le mouve-ment lent d’un district volcanique ou d’une île, au centre desquelsse trouvent un ou plusieurs orifices ouverts, les bords sont plushaut que le milieu, et que les parties soulevées ainsi n’inclinent

(1) Voyez Bory de Saint-Vincent , Voyage aux quatre îles For-tunées. — Lesson, Voyage de la corvette la Coquille. — Voyage àVile de France par un officier du roi, etc.