U1SCO U RS PRELIMINAIRE.
décrit avec exactitude les couches optiques. Il traite ensuite de l’u-sage des parties de la tête, des dents, de la moelle épinière , des nerfsauxquels celle-ci donne naissance, des organes de la reproduction,de la différence qui existe entre le foetus et l’adulte, de la distributiongénérale des nerfs, des artères et des veines. Chacun de ces sujets par-ticuliers prouve le même talent d’observation et la même puissance dedéduction. Dans son écrit sur les opinions d’Hippocrate , il fait de lalète le siège de toutes les facultés, contrairement à la théorie des stoï-ciens, qui le plaçaient dans le cœur.
Son traité, relatif aux propriétés des aliments, renferme une foule dedétails intéressants sur les substances nutritives tirées des deux règnes.
Ce grand homme, qui eût peut-être égalé Aristote , si, au lieu de spé-cialiser ses éludes, il les avait généralisées, dut au hasard d’un songesurvenu à son père d’avoir étudié la médecine. Il est du petit nombrede ceux qui ont personnellement joui de leur gloire et don. le nom estle plus long-temps demeuré populaire. Admiré pendant sa vie, il futjusqu’au xvi e siècle une autorité toute-puissante ; et jusqu’à nos joursles Arabes n’eurent pas d’autre guide. Galien est le dernier savant quise soit occupé des sciences naturelles avec distinction ; à sa mort, ellestombèrent dans la barbarie, pour ne se relever qu’au xvi e siècle : aussin’entrerons-nous pas dans de grands détails sur les hommes qui lui suc-cédèrent.
Justin , écrivain du n' siècle, à qui nous devons la conservation de plu-sieurs passages fort curieux de l’historien Trogue-Pompée , semble adopterson opinion sur l’origine ignée de notre planète, et pense que le refroidis-sement du globe ayant d’abord eu lieu aux pôles , les Scythes doiventavoir été les premiers habitants de la terre.
Au in c siècle, nous trouvons fort peu d’écrivains remarquables; cequ’il faut attribuer à la lutte qui s’engagea entre les chrétiens et les sec-tateurs du paganisme. Cependant quelques hommes se montrèrentencore sensibles aux attraits de la sicnce : Philoslrate de Lemnos , philo-sophe pythagoricien, qui vivait à Rome sous l’empereur Sévère, a consi-gné, dans la vie d’Apollonius de Thyanes, de fort bonnes observationssur les productions naturelles de l’Inde, qu’Apollonius avait visitéeen compagnie de quelques philosophes. Tout ce qu’il rapporte surles mœurs des éléphants est très exact. Il décrit avec précision plusieursdes poissons de l’Indus, et donne quelques détails curieux sur lesmœurs des singes; mais ces vérités sont mêlées aux fables si communes