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Tome premier.
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LXVIII
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i AV i>j DISCOURS I'KÉUMUN'AIRE.

Cordoue , a laissé un Compendium de médecine et une foule d’autrestraités ; il s’est livré à l’étude de la philosophie. Son anatomie est calquéesur celle de Galien , qu’il a augmentée ; il s’est aussi beaucoup occupé demédecine spéculative. Il comptait parmi ses disciples les plus distinguésle célèbre Ben Maïmon (Maïmonidès ).

Fahr-ed-din el Razi (1149), de Rai dans le Taberistan , est un médecind’une fécondité remarquable. Il s’est occupé de philosophie et de sciencegénérale. La réputation de sa famille était telle que, lorsque Dchingizkan eut battu Chowarcyn Schah, il excepta la postérité de Fahr-ed-dindu massacre général des habitans de Hérat. Il figurait parmi les plus cé-lèbres alchimistes de son temps.

Pendant le xm e siècle, nous trouvons chez les Arabes peu de travauxoriginaux sur les sciences naturelles ; nous en excepterons cependantceux de Kazwyny (1283), descendant d’Ana Ben Malest, compagnon deMahomet , et que sa vaste érudition a fait surnommer le Pline des Orien-taux. Il a composé un grand nombre d’ouvrages, dont le plus estimé estson grand traité d’histoire naturelle, qui comprend l’astronomie, la mé-téorologie et l’histoire des trois règnes. Nous citerons encore Muwaffie-ed-din qui a écrit l’histoire de tous les médecins arabes, syriens, persanset indiens jusqu’au xm e siècle, avec un coup-d’œil sur l’origine de lamédecine et sur l’état de la science à Alexandrie : il cite quatre centdeux médecins.

Au xiv° siècle, les sciences tombèrent en décadence chez les Arabes; lejoug des Osmanlis devint mortel aux travaux de l’intelligence; cependantles derniers efforts des savants brillèrent encore d’un vif éclat. Ibn elDoreihim publia àMossoul, sous le litre de Y Utilité des Animaux,une histoire des mammifères, des oiseaux, des poissons et des in-sectes. Ibn el Wardi a laissé un ouvrage scientifique fort remarquableintitulé: Unio rerurn mirahilium,, et un extrait des ouvrages d’AbulFéda , célèbre géographe syrien. El Demiri de Cahira, le plus célèbrenaturaliste arabe , a composé un dictionnaire d’histoire naturelle , quicomprend la description de neuf cent trente-un animaux. Bochart s’enest beaucoup servi pour la rédaction de son Hierozoicon.

Les Arabes d’Espagne furent les derniers et les plus brillants repré-sentants de la science orientale au moyen âge; mais, lorsque les chrétienscurent détruit leur empire, la plupart n’emportèrent pas dans leur exille goût des éludes, et depuis le xv° siècle, jusqu’à la fin du xvi e , nousne trouvons à citer que quatre naturalistes: El Calcachcndi (1418), qui a