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Tome premier.
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LXXXIII
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

i.xxxiij

libles et dispensant de toute observation, furent en partie traduitesdans le cours de ce siècle et trouvèrent de nombreux commentateurs ,dont les plus célèbres sont : Théodore Gaza , qui traduisit en latinl’histoire des animaux d’Aristote, celle des plantes de Théophraste , cl lesaphorismes d’Hippocrate; George Valla, médecin de Venise , célébré parson livre De expetendis et fugiendis rebus; Ilermolaüs Barbara , pa-triarche. d’Aquiléc, qui a laissé une traduction de Dioscoride , des para-phrases sur Aristote et une édition de Pline le naturaliste, dans laquelleil corrigea cinq mille passages, en substituant cependant quelques er-reurs à celles qu’il faisait disparaître. Jean de Cuba publia, sous le titrede Jardin de la saute, un traité de botanique médicale, qu’il accompa-gna de figures sur bois.

La chimie, que nous avons vue naître à Constantinople , puis cultivée parles Arabes d’Espagne qui la transmirent à l’Europe , se répandit au com-mencement du xv° siècle en Italie et en Allemagne , où ses applica-tions métallurgiques la firent accueillir favorablement ; elle y arrivamêlée à de grossières superstitions ; mais ce furent ces erreurs même quila firent adopter par les amis du merveilleux. La transmutation des mé-taux , la recherche de la pierre philosophale et de la panacée univer-selle devinrent pour celte science autant de causes de progrès. Les peu-ples ignorants s’inclinèrent avec respect devant l’appareil mystérieux etimposant dont s’entouraient les alchimistes, et les princes se déclarè-rent les protecteurs d’une science qui leur promettait de faciles richesses.

La véritable science naît cependant de ces creuses rêveries ; et les ou-vrages de Basile Valentin, qu’on suppose avoir été un bénédictin d’Erfurl,ontfail connaître les propriétés pharmaceutiques de l’antimoine ainsiquecertaines préparations médicinales encore eu usage de nos jours, et dontle nom vulgaire s’est même conservé. Sa théorie chimique n’est qu’unereproduction de celle des trois principes, adoptée par les Arabes d’Es-pagne , et les manipulations chimiques qu’il avait décrites, conservèrentla même forme jusqu’au xvn' siècle.

Les astronomes les plus célèbres de ce temps furent George vanPurbach et Jean Muller, son disciple, plus connu sous le nom de Régio-montanus ; ils préparèrent la grande réforme que Copernic devait ac-complir. Ce furent aussi d’habiles physiciens ; ils laissèrent des ouvragesestimés sur les poids et mesures, la conduite des eaux, les miroirs ar-dents, etc.; et Waliher, un de leurs contemporains, étudia les effets de laréfraction. Ce fut à cette époque (1Ù5G) que parut la fameuse comète