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Tome premier.
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LXXXIV
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1.XXX1V

DISCOURS PRELIMINAIRE.

dont la périodicité a été constatée, et qui a reparu en 1835. Son appa-rition répandit dans toute l’Europe la plus profonde consternation, et futconsidérée comme le présage de grandes calamités publiques.

Ici finit le moyen âge et commence l’époque moderne. Nous y ver-rons la science se créer lentement, sans secousses, sans perturbationsviolentes; et, après de nombreuses transformations, de longues et péniblesétudes, devenir ce qu’elle est aujourd’hui ; c’est-à-dire riche en faits,riche en expérience, et non plus fondée sur des hypothèses.

TROISIÈME PARTIE.

TEMPS MODERNES.

Histoire des sciences naturelles depuis le XVI e siècle jusqu’à nos jours.

Les temps modernes dont les premiers âges se lient d’une manièrepresque immédiate à l’antiquité, où ils cherchent à puiser de nouvellesconnaissances, succédèrent à une longue et ténébreuse époque qui n’avaitguère laissé dans la science que de vagues souvenirs, des réminiscencesincomplètes et des erreurs sans nombre. Par l’effet d’une sorte de pré-destination qui semble être le résultat de la tendance de l’homme auprogrès, les études, enchaînées l’une à l’autre par des liens étroits, sedéveloppent dans l’ordre nécessaire de leur importance ou en raison in-verse des entraves qui les ont comprimées. Chaque siècle est dominépar une série d’études qui absorbent toutes les autres, jusqu’à ce qu’aumilieu de commotions politiques, religieuses ou sociales qui sont au-tant d’excitations nouvelles , les sciences qui composent le savoirhumain, ayant acquis un égal degré de développement et se servantmutuellement d’auxiliaires, finissent par former un réseau tellementétroit qu’on ne peut se renfermer dans une spécialité sans devenir in-complet.

L’histoire des siècles précédents a un caractère scientifique négatif, et