xc DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
verses ; Dulaurens, médecin d’Henri IV , dont les ouvrages brillent pluspar la forme que par le fond, et le célèbre botaniste G. Bauhin , dont ona une excellente description du cerveau.
L’Allemagne est représentée dans les études anatomiques par Leon-hard de Tubingue, Plater de Bâle et Coiter de Groningue , qui s’est li-vré à de grands travaux d’ostéologie comparée.
L’Espagne compte parmi ses anatomistes Collado, qui s’attribua ladécouverte de l’étrier de l’oreille, et André de Laguna de Ségovie , com-mentateur d’Hippocrate, d’Aristote, de Galien , et traducteur de Dios-coride. On voit dans son Anatomica melhodus qu’il s’était approchéde bien près de la découverte de la circulation.
A côté des anatomistes viennent se placer les physiologistes qui cher-chent à expliquer par des théories les causes de la vie et le jeu desorganes. Argentier introduisit dans cette science la méthode salutairede soumettre les idées théoriques à la discussion la plus libre, sans recon-naître d’autre autorité que celle de la raison. Il démontra l’absurditédu principe de la pluralité des esprits animaux, et prouva qu’une seuleforce vitale explique d’une manière satisfaisante l’action des organes.
Paracelse fonda sa physiologie sur les idées cabalistiques. II dé-daigna l’étude, dans la pensée que la contemplation suffit pouracquérir toutes les connaissances. Cette doctrine inintelligente, maisflatteuse pour les esprits paresseux, fit école et trouva beaucoup d’a-deptes.
Quoique l’anatomie ait plus spécialement occupé le xvi e siècle, lazoologie eut sa part dans les éludes générales ; et c’est encore en Italie qu’on en publia les premiers travaux. En 1524, Paul Jove, de Côme ,donna une description des poissons qui se trouvent sur les marchésd’Italie ; mais son ouvrage n’offre d’intérêt que comme nomenclature.Dans le même temps, Massaria, médecin vénitien, écrivait un com-mentaire sur le 9 e livre de Pline ; et Pierre Gilles, d’Alby, voyageurinstruit et intelligent, à qui l’on doit quelques travaux monographiques,mettait Élien en ordre.
Ces premiers essais servirent de guide à l’Anglais Edouard Wotton,qui écrivit un traité de zoologie particulière et comparée, dans lequelil prit Aristote pour guide.
Bientôt parurent des ouvrages plus importants. Pierre Belon , du Mans,écrivit une histoire naturelle des poissons marins, dont les figures furentempruntées à Daniel Barbaro, ambassadeur de Venise à la cour d’Angle-