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Tome premier.
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DISCOURS l'Rh'LIMINAlRE. cvij

sur usage des venlrieules du cerveau qu’ils regardaient comme le siègede l’àme.

Willis étudia le cerveau avec beaucoup de soin, en perfectionnant laméthode de Varole . Ses idées sur les fonctions de cet organe se rappro-chent de celles de Gall ; non-seulement il le considère comme le siègede l’intelligence, mais encore il localise les facultés, met la mémoiredans les replis des hémisphères, l’imagination dans le corps calleux etla perception dans le corps strié. Il a donné une figure de l’appareilnerveux bien supérieure à celle de Vésale .

Vieussens, médecin de Montpellier , consigna ses découvertes sur lesystème nerveux dans un ouvrage intitulé : Nevrographia universalis.Il avait une méthode de dissection préférable à celle de Willis. Cetanatomiste était partisan des idées physiologieo-chimiques de Sylvius.

Malpighi, professeur à Bologne et à Pise , quoique attaché encore àl’école de Sylvius, fit faire un pas immense à la science' enappliquanl lemicroscope à l’étude de la structure intime des organes ; mais, par suited’une erreur difficile à comprendre, il croyait tous les tissus composésde petites glandes ; et cette opinion domine tous ses écrits. Ses travauxsur les poumons, les systèmes nerveux et veineux, le tissu légumen-laire et les viscères, s’appliquent à divers animaux aussi bien qu’àl’homme. Il publia le premier une anatomie du ver à soie et de soninsecte parfait; il fit connaître que, dans les animaux de celte classe,la respiration a lieu par des stigmates aboutissant à des vaisseaux con-tournés en spirale, appelés trachées, e t que l’air, au lieu de se rendre dansun réservoir commun, est distribué dans toutes les parties du corps. Ilsuivit avec une patience admirable ce même insecte dans ses métamor-phoses, et fit l’anatomie des organes qui se développent successivementdans le papillon, pendant ses transformations. Il appliqua le microscopeà l’observation du développement du poulet dans l’œuf, et en donna unereprésentation exacte.

Ruysch, professeur d’anatomie à Amsterdam en 1665, contribua auxprogrès de la science par ses admirables injections dont il emporia lesecret dans la tombe. On a de lui des travaux monographiques estiméssur des questions isolées d’anatomie. Il lit plusieurs découvertes surla structure intime des organes, constata le premier que dans l’homme,destiné à se tenir debout, la distribution des vaisseaux sanguins est dif-férente de celle des animaux dont la station est horizontale , et il dé-couvrit, au moyen des injections, que la substance corticale du cerveau