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Tome premier.
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DISCOl’RS PRÉLIMINAIRE.

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fut perdu dans le pillage de sa maison, à la clmle de Charles I er , dont ilétait devenu le médecin, et qui l’avait beaucoup favorisé. Harvey, tropâgé pour recommencer ses travaux, ne put réparer cette perte.

La France comptait alors parmi ses anatomistes le célèbre Riolan quipassa toute sa vie à lutter contre les modernes, en faveur des anciens, etcontredit, non par ignorance mais par envie, la découverte d’IIarvey.Ne pouvant contester un fait admis par tous les savants, il nia qu’il yeût une circulation dans les vaisseaux capillaires ; question qui, dureste, n’est pas encore résolue.

Jacques Primerose , élève de Riolan, fut un des antagonistes les plusacharnés de Harvey. Les défenseurs de la circulation , Georges Ent etWillis, contribuèrent beaucoup à faire adopter les doctrines de l’anato-miste anglais .

Les autres découvertes de ce siècle ne sont pas moins importantes :Aselius retrouva dans l’homme les vaisseaux lactés, dont le souvenirs’était perdu depuis Érasistrale ; Wirsung fit connaître le canal pan-créatique. En 1650, Pecquet rectifia les fausses idées de son époqueen démontrant que le sang ne se forme pas dans le foie, et que le chyleest conduit aux veines par le canal thoracique, réunion de tous les vais-seaux lactés, pour être de là conduit par la veine sous-clavière aucœur et non au foie, ainsi qu’on le croyait alors. Riolan attaqua encorela découverte de Pecquet ; mais les expériences de Van Ilorn la confir-mèrent.

Olaüs Rudbcck et Th. Barlholin, tous deux médecins suédois, se dis-putèrent la découverte des vaisseaux lymphatiques du foie, du thorax,des lombes et du réservoir du chyle, ainsi que celle de la circulationde la lymphe dans l’économie animale. On croit devoir rendre à Rudbeckl’honneur de cette découverte, et l’on suppose que Barlholin en avait euconnaissance par un de ses élèves.

Slénon, disciple de Th. Barlholin, continua d’étendre la découverte desvaisseaux lymphatiques, et essaya le premier de calculer les forces mé-caniques des muscles. Il fit connaître les ossements fossiles qui se trou-vent en abondance dans le val d’Arno.

Le système nerveux, à peine connu des anciens, étudié d’une manièresuperficielle par les anatomistes du moyen-âge et du xvi e siècle, le futplus sérieusement vers le milieu du xvn e . Wepfer et Schneider (de 1658à 166S) rectifièrent les idées des anciens sur la prétendue communi-cation du cerveau avec la cavité nasale, sur la nature du nerf olfactif, et