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Tome premier.
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CIX
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE. cix

cherches anatomiques sur certaines espèces de mollusques nus ou à co-quille.

Svvainmerdam est un des plus habiles observateurs du xvn' siècle. Ila écrit une histoire générale des insectes, pleine de recherches intéres-santes sur la structure intime de ces animaux, dont il a suivi les métamor-phoses avec une étonnante sagacité. On a de lui une anatomie du pou,du limaçon, que de son temps on comptait encore parmi les insectes, duscarabée nasicorne, de l’abeille, du taon, etc. Les travaux de Swammer-dam sur la chenille et le papillon sont admirables. En suivant les méta-morphoses des insectes, il a, le premier, démontré que la chrysalideexiste toute formée dans la chenille, à l’époque où doit s’opérer sa mé-tamorphose, et que le papillon existe dans la chrysalide avec les organesqui lui sont propres. Cette observation eut une grande influence surles idées relatives à la génération , et jeta les fondements du systèmede l’évolution. On a aussi de lui quelques traités séparés d’anatomiehumaine.

Aces travaux d’observations, presque toujours dominés par les théoriesde l’époque, s’unissent des travaux spéciaux dans un but philosophique.

Sylvius Leboë, professeur de médecine à Leyde en 1658, fut le créa-teur d’une application à la physiologie de la chimie, étudiée d’après lesprincipes de Descartes . Il réduit tous les phénomènes à de la chimie pure,et ne voit dans les fonctions des viscères que des opérations semblablesà celles qui ont lieu dans un laboratoire. Son système fut longtempsà la mode ; et, en le simplifiant, Otto Tackenius, un de ses élèves, perpé-tua ses erreurs dans les écoles de médecine, jusqu’à la moitié du xvm esiècle.

Glisson , médecin anglais , rejeta la théorie purement physique dumouvement des muscles, et leur reconnut la propriété qu’il appela irri-tabilité, nom qui a été conservé à ce phénomène. Il étudia avec soin lescontractions musculaires tant extérieures qu’intérieures.

Borelli de Florence publia, en 1681, un ouvrage sur les fonctions phy-siques des muscles, travail remarquable, en ce qu’il s’applique auxanimaux de toutes les classes. Il reconnaît que, parsuite de la positiondésavantageuse des muscles, il faut, pour exécuter le moindre mouve-ment et soulever un poids léger, une dépense de force bien supérieure àla résistance à vaincre; mais il montre en même temps que la nature n’apu procéder autrement. Chaque fois que Borelli sort de la théorie dulevier, ses explications perdent de leur justesse, et il avance parfois des