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Tome premier.
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CXXI
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

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En 1780, Herschell calcule, d’après les observations faites avec sonimmense télescope, la hauteur des montagnes de la lune. Un an après,il découvre la planète Uranus , et aperçoit, en 1785, deuxnouveauxsatel-lites deSalurne.il étudie les étoiles, surtout celles qu’on mmmedoiibleset nébuleuses , la nature du soleil, la formation des corps célestes, etc.

Les découvertes que Newton avait léguées à ses successeurs étaientimmenses : il leur avait laissé le soin de déduire les conséquences de laloi de gravitation ; de rendre compte de toutes les inégalités des mou-vements des planètes et de ceux de la lune, de trouver une démon-stration de la stabilité et de la permanence de notre système , au mi-lieu des influences qu’exercent sur lui les perturbations auxquellesil est sujet. Ce travail et la gloire qui s’y rattachait étaient réservésau xvni' siècle et furent successivement partagés par Clairaut , d’AIem-bert, Euler, Lagrange, Herschell, Laplace , etc. Les recherches deLaplace et celles de Lagrange ont, entre autres, mis hors de douteque la distance moyenne de chaque planète au soleil et par conséquentla durée moyenne de ses révolutions périodiques sont absolument inva-riables. Par la suite, nous mentionnerons d’autres découvertes faitespar ces savants qui appartiennent à la fois aux xvm' et xix* siècles.

Météorologie. — La météorologie se lie intimement aux études dephysique générale; mais les travaux spéciaux sur cette branche dessciences d’observations ont, pendant longtemps, été peu nombreux. Ce-pendant, vers le milieu du xvm' siècle, nous voyons les expériences serégulariser et la météorologie prendre place dans la science en se sépa-rant de la physique. Demaison étudia les phénomènes de la congélation,et expliqua, d’une manière satisfaisante, l’augmeniaiion de volume del’eau solidifiée. Saussure se livra à des travaux intéressants sur la pluieles nuages et la formation des vapeurs. Franklin et Mairan obser-v rent les aurores boréales. Le premier découvrit l’identité de la foudreet de l’électricité. Il soutira aux nuages des étincelles électriques aumoyen d’un cerf-volant, à la queue duquel était un fil de fer terminéen pointe. Il répéta les expériences faites avant lui, par Dalibard etRomas, sur le pouvoir des barreaux de fer pointus pour soutirer i’électricité des nuages orageux; mais c’est à lui qu’on doit la précieuseapplication de cette propriété à la préservation de nos édifices. Voltaétudia la formation de la grêle ; Dufay celle de la rosée ; et Kraaf lavitesse des vents, et Halley, les effets du mouvement de la terre sur les

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