Band 
Tome premier.
Seite
CXXIII
JPEG-Download
 

DISCOURS PRELIMINAIRE.

cxxiij

perfectionné d’abord par Waitz, puis laissé en arrière par celui deCoulomb. Watson essaya de calculer la rapidité de la marche de l’étin-celle électrique ; mais ne put constater que son instantanéité.

Cependant, malgré les perfectionnements de cette science dans sapartie expérimentale, la partie théorique était restée stationnaire; et,jusqu’à Franklin, on n’eut que des idées vagues sur la nature de l’elec-triçilé. Le philosophe de Philadelphie , frappé des phénomènes de labouteille de Leyde , fit de l’électricité l’objet spécial de ses éludes. Iladmit qu’un fluide électrique existe partout ; que tous les corps en sontplus ou moins chargés jqu’aussitôt qu’on les frotte, l’équilibre électriqueest rompu; que de cette quantité en plus ou en moins il résulte deuxétats électriques différents : l’un, qu’il appelle électricité négative , etl’autre qu’il nomme électricité positive; ce qui répond aux électricitésvitrée et résineuse de Dul'ay.

OEpinus , physicien russe, fit des expériences sur l’élccJrieité, etexpliqua, par une hypothèse ingénieuse, le phénomène de répulsion queprésentent deux corps doués d’électricité de même nature.

Jusqu’à Sytnmer, les physiciens admettaient qu’il n’existe qu’un seulfluide électrique susceptible de changer d’état ; il admit le premierl’existence de deux fluides, et son hypothèse a obtenu la préférence.Beccaria , Richman, Canton, Ammersin s’occupèrent encore d’électri-cité , et Ramsden construisit sur un plan nouveau la machine à pla-teau de glace en usage aujourd’hui.

L’existence du fluide galvanique, indiquée, en 1767, par Sulzer , et,en 1786, par Cotugno, fut confirmée par Galvani , qui crut y voir unfluide particulier; mais Volta, professeur de Pavie, renversa bientôt lathéorie de Galvani , en rétablissant l’identité du galvanisme avec le fluideélectrique.

Le magnétisme, qui avait peu occupé les physiciens dans le siècle pré- *cèdent, devint l’objet d’études suivies. Halley observa, à Sainte-Hélène,les variations de l’aiguille aimantée ; Taylor détermina, de concert avecHawkesbee, la décroissance de l’intensité de la force magnétique en rai-son des distances ; Musschenbroek se livra aux mêmes recherches et in-venta le tribomètre.

En 17à6, Knight perfectionna les aimants artificiels et tint son pro-cédé secret,ce qui n’empêcha pas Duhamel et Antheaume, en France , decomposer des barreaux magnétiques. Michell, en Angleterre, arriva aumême résultat et calcula le décroissement de la force magnétique.