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Tome premier.
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CXXIV
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CKX1V

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

OEpinus apporta des perfectionnements à la méthode de Michell pourl’aimantation des barreaux d’acier.

Jusqu’à Coulomb, on avait cru que le fer seul était attirable à l’ai-mant. Ce physicien écrivit que tous les corps terrestres sont douésde la même propriété, mais à des degrés inégaux. Il perfectionna laméthode d’aimantation, et admit que le phénomène magnétique est dûà un fluide analogue à celui de l’électricité. Ce fut lui qui indiqua d’unemanière précise les dimensions que doit avoir l’aiguille aimantée pourrecevoir avec la plus grande intensité possible la vertu magnétique.

Au milieu du xvn' siècle, François de Lana et, plus tard, le père Ga-liani avaient admis la possibilité de former des corps plus légers quel’air. Cavendish et Black, ayant reconnu la légèreté de l’air inflammable,supposèrent qu’en en remplissant une vessie elle s’élèverait en l’air.En 1782, les frères Montgolfier d’Annonay , auxquels on doit le béllevrhydraulique, enlevèrent les premiers un ballon de papier contenant del’air raréfié. Pilastre Desrosiers et d’Arlande osèrent monter dans cetappareil. Peu de temps après, Charles substitua avantageusement legaz hydrogène à l’air raréfié.

En 1769, Watt perfectionna la machine à vapeur de Newcomen et deSavery , et imagina le condensateur isolé. De 1775 à 1781 divers essaiseurent lieu en France pour appliquer la vapeur à la navigation; essais quine furent répétés que plus tard aux Etats-Unis , mais avec plus de succès.

Réaumur et Haies construisirent des thermomètres à alcool, etFahrenheit inventa, en 172à, le thermomètre à mercure; il donna àcet instrument deux termes fixes à l’aide d’une solution d’hydrochlorated’ammoniaque et d’eau bouillante. Delisle en construisit un n’ayantqu’un terme fixe, celui de l’eau bouillante. Malgré leur imperfec-tion, ces instruments sont encore de pratique usuelle. Pour apprécierles hautes températures, Musschenbroek construisit un pyromèlre quifut pendant longtemps le seul. Wedgwood en donna un d’argile, biensupérieur à celui de Musschenbroek, et Guyton-Morveau en fit un deplatine, plus sensible encore que celui de Wedgwood.

Stahl, Crawford, Wilkes et Black démontrèrent l’existence du calo-rique latent. Hawkesbee étudia le poids spécifique des corps et recon-nut les différents degrés de dilatation que la chaleur fait éprouver àl’air atmosphérique.

Amontons , auquel appartient la première idée du télégraphe, con-struisit un hygromètre de corne, qui fut bientôt abandonné ; l’hygro-