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Tome premier.
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cwx DISCOURS t’RÉLIMINAJRF.

les progrès du xix' siècle ont, à cet égard, confirmé le jugement du

XVIII e .

Anatomie. —Dans le cours du xviii* siècle, les anatomistes furenttrès nombreux. Nous ne citerons que les plus éminents. Le premierdans l’ordre chronologique est Heister, le professeur d’Altorf , qui pu-blia un Compendium anatomicum. Après lui vient le célèbre Wins-low, qui doit sa gloire à la France , et qui fit paraître, en 1732, son Expo-sition anatomique de la structure du corps humain. Dans cet ouvrage,traduit en plusieurs langues, il laissa derrière lui tous les anatomistesqui l’avaient précédé, sous le rapport de la perfection de ses travaux enostéologie, en angéiologie, en névrologie et en splanclmologie. Il n’aété surpassé en myologie que par Albinus .

Ce dernier (dont le véritable nom est Weiss), professeur à Leyde en1719, où il occupa la chaire d’anatomie pendant cinquante années,contribua aux progrès de la science non seulement par ses éludes per-sonnelles, car on lui doit entre autres travaux un recueil de planches demyologie et d’osléologie d’une perfection admirable, mais encore enpubliant les travaux des anatomistes du siècle antérieur, et en publiantaussi, de concert avec Boerhaave, de belles éditions de Vésale , d’Harveyet de Fabrizio d’Aquapendentc.

Haller, de Berne, disciple de Boerhaave et d’Albinus , un des hom-mes les plus distingués du xviii 6 siècle, est celui dont les connais-sances étaient à la fois le plus variées et le plus profondes. Il commença,en 1729, par commenter les institutes de Boerhaave ; et, pour s’aider dansson travail, il fit de nombreuses dissections de cadavres d’hommes etd’animaux. On a de lui des travaux étendus sur toutes les parties de lascience de l’organisation ; il ne se contenta pas d’observer il critiqua,scruta, pesa toutes les découvertes, et son jugement fut constammentcelui d’un homme supérieur.

En 1753, il abandonna l’université de Goeltingue, et se retira à Berne ,où, faute de cadavres humains, il fit des expériences sur les animaux vi-vants. Il recueillit des observations importantes sur les mouvementsdu cœur et la respiration, sur la circulation dans les animaux inverté-brés, sur la formation du poulet, et sur celle des os dans les mam-mifères.

Il avait des idées particulières sur l’irritabilité, qu’il distinguait ex-pressément de la sensibilité ; ainsi il niait l’irritabilité des nerfs, qu’ilregardait seulement comme sensibles, et ne reconnaissait d’irritables