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Tome premier.
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CLIX
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

OMX

Eydoux, Souley, Gauclichaud et Chevalier, l’occasion de recueillird'importantes observations sur les trois règnes et de rapporter de nom-breuses collections. Nos nouvelles conquêtes d’Afrique , explorées en pre-mier lieu par le capitaine Rozet et, plus tard, par Maurice Wagner, sontvisitées en ce moment par une commission scientifique. Dumont d’Ur-ville et Dupetit-Thouars reviennent riches d’abondantes récoltes deleur dernier voyage au pôle austral ; et à peine deux ans se sont écoulésdepuis qu’une expédition a visité, sous la direction de Gaimard, l’Is-lande, le Groenland, les îles Féroé et la Scandinavie .

Parmi ces nombreux voyageurs, à qui nous devons de si précieusesdécouvertes, on compte un grand nombre de martyrs. Delalande meurtà Madagascar ; Godefroy, à Manille ; Noël de La Morinièrc , en Nor-wége; Bowdich, sur la Gambie; Mungo-Park sur le Niger ; les cendresde Kuhl cl de Van Ilasselt reposent dans file de Java ; Duvaucel, Jacque-monl et Roux sont dévorés par le climat bridant de l’Inde ; Pley, Les-chcnaull, Eydoux et d’autres encore périssent victimes de leur zèle.Honneur à leur mémoire ! Leurs noms ne périront pas; ils figurerontglorieusement dans le martyrologe de la science.

L’analyse des travaux de ce siècle, quelque rapide qu’elle soit,nous forcera d’entrer dans des détails que nous avons dû négliger enparlant des époques antérieures. Nous parlerons moins des hommesqui, depuis quarante années, enrichissent la science du fruit de leurs la-borieuses recherches, que de l’état des connaissances actuelles, afinqu’on puisse mieux apprécier les résultats obtenus par quatre sièclesd’études sérieuses.

Astronomie. — Les progrès de l’astronomie ne dépendent plus au-jourd’hui, comme ceux des autres sciences, de nombreuses et fréquentesdécouvertes, appuyées sur des théories se renouvelant sans cesse. Sesbases ont été irrévocablement posées ; et toutes les recherches, toutes lesobservations, ne sauraient plus tendre qu’à les confirmer; aussi l’étudedes phénomènes restés sans explication, celle des mouvements anomauxdes corps célestes est-elle l’objet spécial et presque exclusif de tousles efforts. Le système de Copernic, vérifié par les travaux de Galilée ,de Képler, de Newton, d’Euler , etc., avait atteint, au commencement duxix e siècle, un degré de certitude qui ne laissait de place à aucun doute ;l’astronomie mathématique se perfectionnait chaque jour. En 1789,Laplace publia sa mécanique céleste; et, en 1800, son système du