DISCOURS PRlillVHNAIRE.
sont même pas mieux connus que du temps d’Aristote . Les faibles pro-grès de cette science ne proviennent pas de l’indifférence qu’elle in-spire, mais des difficultés qui l’entourent, et, le plus souvent même, deT impuissance des moyens d’exploration.
Toutes les parties de la météorologie ne présentent pas les mêmesdifficultés; ainsi les observations barométriques, thermométriques, etcelles du magnétisme terrestre, se font avec succès ; mais la mesureprécise des vapeurs contenues dans l’atmosphère attend encore un in-strument exact, et les météores ignés n’ont été que très imparfaitementétudiés. Dans ces derniers temps, on a institué en Europe des observa-tions réglées ; des correspondances se sont établies entre les observa-teurs ; on peut donc espérer que la météorologie, sortant enfin de l’en,fance, pourra diminuer le mal que causent les intempéries des saisonset les désastres qu’entraînent avec eux les ouragans et les tempêtes.
MM. Leslie, Fourier, Brewsler, Arago, Cordicr, de Ilumboldt, Pré-vost,. Six, Legrand et Walferdin, ont recherché les lois de la tempéra-ture dans les diverses légions, à différentes hauteurs, et jusque dansles profondeurs de la croule terrestre et des bassins des mers.
Depuis Bacon jusqu’à Ilorsburg, la théorie des vents réguliers a étébien étudiée et bien établie. D’Alembcrt, Ramond, Dunbar, MM. deIlumboldt, Bouvard,. Morin, Capper, etc., se sont occupés de cet inté-ressant sujet; mais il n’en est pas de même des bourrasques et desrafales qu’on a voulu à tort expliquer par des changements de tempéra-ture, qui ne produisent que les vents réglés, les brises et les moussons.Une telle cause ne peut convenir à ces coups de vent, dont la brusqueénergie est précédée et suivie d’un calme presque complet, pour repa-raître soudainement, après quelques instants de repos ; elle ne peut pro-duire ces grains blancs dévastateurs, dont la subite apparition ne laissepas même le temps de carguer les voiles d’un navire. M. Pellier a com-mencé à publier sur ce sujet une suite d’observations et d’expériences,au moyen desquelles il rattache la cause de ces actions brusques et ca-pricieuses à la puissante tension électrique des masses de vapeurs opa-ques ou diaphanes qui nagent dans l’espace.
Les météores aqueux ont été observés par MM. DaltonelGay-Lussac,qui ont déterminé les lois des vapeurs. M. Daniel, en étudiant les loisde l’évaporation dans l’air, a cherché à appliquer les résultats de sesobservations à l’horliculture.
MM. Howard, Th. Forsler et divers autres ont classé les nuages