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Tome premier.
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CLXIII
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

CLxiij

d’après certaines formes qu’ils revêtent. MM. Leslie, Dallon, et surtoutII. Davy, ont donné une bonne théorie des brouillards. MM. Dallon etBouvard se sont occupés des quantités d’eau pluviale qui tombent surdifférents points, et M. Kœnitz a rassemblé les résultats de ces obser-vations dans sa Météorologie.

De toutes les théories de la grêle, c’est celle de Voila qui résistale plus au temps, quoiqu’elle ne pût répondre d’une manière satis-faisante ni à la cause du froid, ni à la formation des épines ou descrêtes des grêlons, ni au bruit qui précède leur chute. M. Pci lier ayantrempli ces lacunes, cette théorie rend compte maintenant de toutes lesparties du phénomène.

Malgré les expériences contradictoires de de Saussure, de Gulhric etd’Erman, on persistait à considérer l’air comme le réceptacle d’unequantité prodigieuse d’électricité, lorsquè M. Pellier est venu démontrerque, sous un ciel serein, on n’obtenait qu’une électricité d’influencetransitoire et non permanente, dans laquelle la terre jouait le rôle d'uncorps chargé d’une puissante électricité négative. Depuis Volta, Laplaceet Lavoisier , on avait pensé que l’électricité des nuages provenait d’uneévaporation spontanée à la surface du globe ; celle hypothèse ré-gnait sans contrôle, malgré l’observation judicieuse de Gulhric ; maisM. Pellier a fait voir que la vapeur produite par une températureau-dessous de 110 degrés, ne s’échappe pas assez promptement pourconserver de l’électricité libre, et que celle qu’on trouve dans les nuagesest emportée par les vapeurs, lorsqu’elles se forment sous l’influencede l’électricité positive de l’espace, et de l’électricité négative duglobe terrestre.

C’est le D r Wells qui a donné la véritable théorie de la rosée, l'ondéesur les lois du rayonnement de la chaleur.

M. Arago a jeté beaucoup de jour sur un grand nombre de ces ques-tions, et le magnétisme terrestre lui devra une partie de ses progrès,ainsi qu’à MM. Hansleen, Biol, Duperrey et Gauss . Les expériences dece dernier ont constaté que le fluide magnétique est dans un état con-stant et incessant d’agitation, ce qui en rend l’étude difficile.

Les halos, les parhélies, les couronnes, ont été étudiés par MM. Les-lie, Young, Wollaslon, Frauenhœfer, Babinet, Arago ; les phénomènesdu mirage ont été complètement éclaircis par les observations de Monge,dans la campagne d’Égypte . M. Chladni a fait de fort beaux travaux surles aérolithes, et M. Moreau de Tonnés, de nombreuses recherches sur les