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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
dans la dorure des métaux, que l’emploi du mercure rend si funeste auxouvriers. On a même fait plusieurs essais fort ingénieux sur les té-légraphes électriques.
La physique n’est pas, sans doute, encore arrivée au plus haut point deperfection : il lui reste beaucoup à faire pour découvrir les vérités lesplus importantes de la science ; mais, si les travaux de la fin de ce sièclerépondent à ceux de ses quarante premières années, nous louchons debien près à la solution de questions d’une grande importance en philo-sophie naturelle.
Chimie■ — La chimie pneumatique, qui avait renversé le phlogisliquede Stahl, contribua à de nouveaux progrès ; mais, comme elle semontrait absolue, exclusive, en faisant de l’oxygène Tunique cause del’acidification et de la combustion, elle fut fortement ébranlée par les dé-couvertes nouvelles. Nous savons maintenant que ce n’est pas l’oxygèneseul qui produit de la chaleur et des acides en se combinant avec uncorps, mais que tous les corps dégagent de la chaleur et quelquefoismême de la lumière, en se combinant entre eux, et qu’en outre un grandnombre de ces corps peuvent former des acides. Après la découverte de lapile de Voila, on avait soupçonné que l’électricité joue un rôle dans lacombinaison des corps. Nicholson etCarlisle avaient décomposé l’eau parla pile voltaïque ; Cruikshanks, après eux, décomposa les hydrochloraiesde magnésie, de soude, etc. MM. Ilisinger et Berzelius découvrirent queles solutions alcalines neutres sont décomposées par l’électricité; maiscefulDavy, qui, depuis 1800 , poursuivant ces expériences, embrassale premier l’ensemble des phénomènes de décomposition des corpspar la pile voltaïque, et établit la connexion intime qui existe entreles effets électriques et les changements chimiques qui ont lieu par lapile. On avait vu que l’eau, soumise à l’action d’une pile électrique, sedécompose ; que l’hydrogène est attiré au pôle négatif et l’oxygène aupôle positif. Par suite de ses travaux, Davy reconnut que tous les corpscomposés se comportent de la même manière ; il parvint à isoler les mé-taux de la potasse et de la soude, qu’on avait jusque-là considérées commedes corps simples, et il indiqua ainsi la voie d’une série de découvertesintéressantes. D'autres savants reconnurent que l’acidité n’est pasune qualité absolue, mais relative, et qu’il existe des substances qui,combinées avec certains corps, jouent le rôle d’acide, et, avec d’au-tres, celui de base. Les admirables résultats, dus à l'introduction de