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Tome premier.
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CLXXI
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

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d’une parlie de ses progrès, reconnut que les courants éîeclriques agis-sent les uns sur les autres comme des aimants ; qu’ils s’attirent ou se re-poussent, suivant qu’ils ont lieu dans le même sens ou en sens opposé.M. Berzelius vérifia la découverte d’OErsted et d’Ampère ; MM. de LaRive, Ferré et Faraday , se livrèrent à l’élude de ces phénomènes ; dès cemoment, une nouvelle période scientifique commença. M. Schweiggerinventa le multiplicateur au moyen duquel M. Becquerel constata qu’ily a production de courants électriques dans toutes les actions chimi-ques. La brillante découverte de M. OErsted fut suivie de celle dumagnétisme de rotation parM. Arago, qui parvint à aimanter des bar-reaux d’acier, en les soumettant soit aux courants d’un conducteur enspirale, soit aux décharges successives de la bouteille de Leyde . Ces expériences démontrèrent complètement l’identité de l’électricité et du ma-gnétisme. Seebeck, en reconnaissant qu’on peut établir un courantélectrique dans les métaux par la seule action de la chaleur, donnaune nouvelle preuve de l’identité de l’électricité, du calorique, et de lalumière. M. Kupffer, professeur à l’Université de Casan, s’est occupé de ladétermination de l’influence que la chaleur exerce sur la distribution dumagnétisme libre des aiguilles ; en 1828, il a été construit pour la pre-mière fois des aimants électro-dynamiques. MM. Moll, Lardner, Web-ster, Hare, Henri et Ten-Eyck, se sont aussi occupés de cette question.

Jusqu’ici la science de l’électricité porte les marques de son en-fance ; elle s’appuie encore sur un ou deux fluides spéciaux ; mais tout faitespérer qu’il en sera de l’électricité comme de la lumière et de la chaleur;que sa cause sera ramenée à une modification particulière de VEther.Déjà nous savons produire les phénomènes de lumière et de chaleur, etnous croyons qu’on arrivera aussi à simplilier celle dernière parlie de lascience ; c’est du moins ce que les travaux actuels de M. Pellier laissententrevoir, lorsqu’il produit à volonté du froid ou de la chaleur avec lemême courant, et qu’il démontre que toute perturbation moléculaire, dequelque nature qu’elle soit, fait naître un phénomène électrique.

Les applications usuelles du fluide électrique sont encore peu nom-breuses; cependant M. Jacobi s’en est servi comme d’une force motri-ce, qu’on a déjà appliquée à des machines d’une certaine puissance. Lemême savant est le créateur de la galvano-plastique, au moyen de laquelleon obtient des reliefs en cuivre d’une pureté admirable. Ce procédé, en si'perfectionnant, a produit des applications utiles; car on s’en est serv 1pour faire des caractères d’imprimerie , et M. de La Rive en a fait usage