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Tome premier.
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CLXXXII
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

et la réputation justement méritée de Morgagni , Maseagni, Lieulaid,Scarpa, Corvisarl, Laënnec, Broussais, de MM. Andral, Cruveilher,etc., n’entre point dans le cadre de notre travail.

Anatomie comparée. — Dans le xvm c siècle, l’anatomie compaiée,alors à ses premiers essais, avait trouvé pour défenseurs les naturalistesles plus célèbres qui l’avaient sauvée du dédain et de l’oubli. Vicq-d’Aiyr,le savant et brillant anatomiste, avait conçu le plan d’une anato.niecomparée qui devait embrasser tous les faits relatifs à l’organisation desêtres. Ce projet, ajourné par la mort de son auteur, lut réalisé par G.Cu-vier qui, en 1795, fut adjoint à la chaire d’anatomie comparée du Muséumnational. Dès ses premières leçons on comprit ce qu’il y avait, entre sesmains, d’avenir pour cette science. Employant tour à tour l’analyse et lasynthèse, il arrivait à la classification des animaux par l’étude de leursorganes, et à la division de leurs fonctions par l’étude des actes qu’ilsaccomplissent ; il rangeait ces fonctions dans l’ordre de leur successionnaturelle; car l’animal a deux grandes fins à remplir, sa conservationpropre et celle de son espèce ; c’est ainsi qu’un lien de perpétuité rattacheles générations les unes aux autres. Guidé par ces hautes considérations,il disposa les faits dans un ordre tel que de leur simple rapprochementsortirent ces lois admirables qui donnèrent à l’anatomie comparée unecertitude presque mathématique. En 1800 et 1805, ses leçons, publiéespar les soins et la collaboration de MM. Duméril et Duvernoy, furentpour la science une époque non seulement de régénération, maisencore de création , puisqu’elles l’embrassèrent dans toutes ses parties,et que les principes qui y étaient renfermés devinrent les régulateurs detoutes les études qui ont pour objet la connaissance des êtres orga-nisés. Ce précieux monument scientifique n’a pas perdu de sa valeur:car, depuis 1835 , M. Duvernoy surtout s’occupe de mettre à la hauteurde la science les leçons d’anatomie comparée de Cuvier , dont le 1 er vo-lume avait été revu par lui-même. M. Laurillard a coopéré pour unepart importante à cette nouvelle édition.

L’anatomie comparée a pris une telle importance, qu’elle formeaujourd’hui la base des études de tous les hommes qui s’occupent de lascience des êtres. Dans tous les pays il en a été entrepris des traités com-plets : Blumenbach, MM. de Blainville, Meckel, Carus, Treviranus ,Jacobi, Home, Wagner, Wilbrand, Grant, ont publié, sur son ensemble,des traités généraux plus ou moins satisfaisants ; mais tous ces travaux