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remarquable sous plusieurs rapports, a le défaut d’èire empreint d’unnéologisme qui ajoute à l’étude des difficultés nouvelles. M. de Blain-ville a publié, en 1816, une classification différente de celle de Cu-vier, et basée sur l’unité ou la dualité de l’utérus, ainsi que sur une ap-préciation rigoureuse de la valeur des principaux caractères mam-malogiques. M. Desmoulins a cherché, en 1825, à concilier le système deCuvier et celui deM. de Blainville, sans que cette modification ait étéadoptée. M. Isidore Geoffroy a divisé les mammifères en trois séries pa-rallèles, commençant, chacune, par les êtres les plus complets et descen-dant jusqu’aux plus simples. Le prince Charles Bonaparte a égalementétabli une classification naturelle dans laquelle on retrouve la plupartdes ordres de Linné , mais qui est divisée en deux séries fondées sur lemode de reproduction des mammifères. Dans son état actuel, la mé-thode mammalogique doit subir les perfectionnements depuis longtempsproposés par les zoologistes, et qui tendent à séparer ou à unir cer-tains ordres ou certaines familles dont la structure et les détails d’orga-nisation sont aujourd’hui mieux connus. Les travaux généraux sur lesmammifères sont fort nombreux. Les ouvrages de Buffon, malgré leurcharme, sont aujourd’hui surannés et ne sont plus en harmonie avecla forme sérieuse qui, à notre époque, domine toutes les études. Lesouvrages généraux renferment tous l’histoire des mammifères; mais ily a aussi quelques traités spéciaux : tels que ceux de Desmarcsl, deMM. Lesson et Schinz; la grande histoire naturelle des mammifères parM. Geoffroy Sainl-llilaire et F. Cuvier , un des plus précieux monu-ments de la science mammalogique, et le Systema mammalium deM. Fischer, encore incomplet, peut-être, à cause des progrès rapides dela science, mais qui peut donner une idée des espèces connues. On doitcompter parmi les travaux qui ont contribué le plus puissamment àfaire avancer la mammalogie, les monographies et les faunes, parmilesquelles nous citerons celles de MM. d’Audebcrl, Geoffroy père etfils, Temminck, Lichtenstein, de Blainville, Desmarest, F. Cuvier , Du-vernoy, Bennett, Gray, Rengger, le prince Maximilien de Nemvied,Roulin, Savi, Spix, Bowdich, Ritgen, Waterhouse, etc.
On a, de tout temps, attaché une grande importance à l’élude de lastructure des mammifères ; mais, de nos jours plus que jamais, desrecherches spéciales ont: été faites pour arriver à une connaissanceplus intime de l’organisation des grands vertébrés. M. Meckel apublié une monographie anatomique de l’ornithorhynquc et de le-