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DISCOURS PRELIMINAIRE.
c’est celle (le MM. Oken et Mac-Leay. Nous avons fait connaître lesidées du premier, en parlant de l’anatomie philosophique; il nous resteà exposer la méthode de Mac-Leay : cet auteur base son système sut-ce principe déduit des affinités naturelles des êtres, que tous lesgroupes organiques affectent la forme circulaire ; d’après son arrange-ment, chacun de ces cercles contient cinq autres groupes formant unnouveau cercle ; aux points où ces cercles se louchent par leur cir-conférence, se trouvent des groupes intermédiaires qui les lient entreeux. Ainsi, il y a affinité entre les êtres d’un même cercle, et analogie seu-lement entre ceux de deux cercles différents. D’après ce système, tousles êtres organisés sont divisés en deux grands cercles comprenant l’unle règne végétal, l’autre le règne animal, et chacun d’eux est ensuitepartagé en groupes secondaires. Ce mode de classification, appelé sys-tème quinaire et exposé dans les Horœ entomologicœ , publiées de 1811 )à 1821 , a été étendu et appliqué à tout le règne animal par plusieurs na-turalistes anglais, et entre autres par M. Swainson .
Après les ouvrages systématiques, résultats des efforts des maîtres dela science, viennent ceux des naturalistes qui, sans créer de systèmes,acceptent les méthodes généralement admises, ou se contentent de mo-difications de peu d’importance. Nous citerons les éléments de zoologiegénérale de MM. Latreille, Duméril, Milne Edwards , Pouchel, Van-derHœven, Grant, Hollard, Hemprich, Kaup, Munck, lieichenbach; maisil manque un Systema animalium, contenant l’indication de tous lesanimaux décrits ou renfermés dans les collections et les traités séparés.
Mammalogie. —Le nombre toujours croissant des animaux dont sesont enrichis les collections a nécessité la division de la zoologieen plusieurs branches. En tête, se trouve la mammalogie. Celle science,perfectionnée sous le rapport de la méthode par les classificateurs géné-raux, a vu le système de G. Cuvier modifié par MM. Desmarcst, Dumé-ril, Duvernoy, Latreille, Ranzani, Desmoulins, Fréd. Cuvier et Van-derHœven, qui tous sont partis d’un point de vue commun, fondé sur lesprincipes de la méthode naturelle ; mais, comme la science n’arrive pasd’un seul coup à un degré de certitude tel que toute contradiction soitimpossible, d’autres essais ont eu lieu pour donner une classificationplus parfaite des mammifères. En 1811 , Illiger publia son Prodromusaystemalis mammalium , qui contenait une nouvelle méthode, fon-dée sur les organes de préhension et de sustentation ; ce travail, quoique