DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
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des mammifères. MM. Dujardin et Verger ont entrepris des recherchessur la structure intime du foie de ces animaux. MM. Rathke, Baër,Weber et J. Muller, se sont servis du microscope pour étudier lastructure des organes des sécrétions. MM. Ehrenberg, Th. Schwann,Valentip, Burdaeh et Mandl, ont exercé leur sagacité sur l’anatomiemicroscopique des nerfs.
M. Roulin, continuant les observations d’Azara sur les mœurs desanimaux de l’ancien monde, transportés en Amérique , s’est occupé deschangements qu’ont produits sur les espèces les nouvelles circonstancesdans lesquelles elles se sont trouvées.
L’histoire des mœurs des mammifères est la partie la moins étudiéeet par conséquent celle sur laquelle il règne le plus d’obscurité. Noustrouvons bien, dans les relations des voyageurs, des détails épars surcertaines particularités concernant la manière de vivre des animauxqu’ils ont observés; mais nous ne connaissons d’ouvrage complet, sous cerapport, que l’histoire naturelle des mammifères dont il a été questionplus haut, et pour laquelle F. Cuvier a observé à l’état vivant la plu-part des animaux qu’il a décrits. M. Flourcns a publié un résumé pleind’intérêt des nombreux travaux de F. Cuvier sur le moral des animauxet sur leurs caratères zoologiques. MM. d’Obsonville, Leroy, Virey etPougens, se sont aussi occupés de l’instinct des animaux. MM. Dureaude La Malle et Isidore Geoffroy Saint-IIilaire ont traité, après Buffon etF. Cuvier , de leur domestication.
L’appréciation des phénomènes intellectuels, entreprise d’abord parBuffon , a occupé l’attention de Dupont de Nemours et plus récemmentde F. Cuvier . Depuis, les phrénologistes ont essayé de vérifier leurdoctrine, en cherchant, dans la structure du crâne des mammifères,l’indication de leurs penchants et de leurs facultés.
Ornithologie .— L’ornithologie n’est pas moins cultivée que les autresbranches de l’histoire naturelle. Quoique les hommes spéciaux dans celtescience soient généralement peu nombreux, les travaux syslématolo-giques ont occupé plusieurs savants qui, presque tous, ont pris pour basela classification linnéenne, la plus naturelle de toutes. En 1790, Latham fit paraître son Index ornithologicus, remarquable par sa clarté etsa précision. Cuvier vint ensuite et fit, pour la classification des oi-seaux, ce qu’il avait fait pour toutes les autres classes du règne ani-mal, c’est-à-dire qu’il commença par ébaucher un système appelé,