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Tome premier.
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CXCVIII
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

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comme ses autres travaux, à faire époque dans la science ; il le per-fectionna plus lard , en mettant à profit ses propres observations etles études des autres ornithologistes. Lacépôde, Illiger, M. Duméril ,ont attaché aussi à leurs travaux ornithologiques une méthode declassification particulière, fondée, comme toutes celles de l’époque, surles caractères tirés du bec et des pattes. En 1812 , M. de Iïlain-ville parla, pour la première fois, de l’avantage de l’élude de l’appareilsternal dans la distribution systématique des oiseaux. Celle idée futmise à profit par le docteur Lherminier, qui la prit pour base d’un sys-tème ornithologique. M. Merrem est arrivé en même temps que M. deBlainville à un résultat semblable dans son Tentamen sxjstematis na-turalis avium. Les deux classes fondamentales de sa méthode sontbasées sur la présence ou l’absence du bréchet. M. Ranzani de Bologne a également eu égard aux caractères résultant de la forme de l’appareilsternal, dans la classification des oiseaux faisant partie de ses élémentsde zoologie. Vieillot, Latreille, MM. Kuhl, Iïorsfield,Vigors, Swainson ,Ch. Bonaparte, Temminck , Isidore Geoffroy Sainl-IIilaireet Wagler, ontaussi joint à leurs descriptions une classification systématique ; nouspouvons citer, parmi les ornithologistes qui contribuent par leursétudes au perfectionnement de la méthode naturelle, M. de Lafrcsnaye,qui a publié, dans le Magasin zoologique, un grand nombre d’articlesd’ornithologie et plusieurs mémoires fort estimés.

Les travaux descriptifs généraux d’ornithologie sont moins abondantsque les monographies ou les faunes ornithologiques. Bufibn, dont lesnombreuses éditions se sont chaque fois enrichies des nouvelles décou-vertes de la science, a toujours été un ouvrage fondamental en ornitho-logie. Les mélhodologisles ont aussi pour la plupart donné un tableauraccourci, mais aussi complet que possible, du nombre des oiseauxconnus. Divers manuels d’ornithologie ont été publiés, et les diction-naires des sciences naturelles sont devenus des répertoires complets.

Les monographies ornithologiques sont d’un haut intérêt, et presquetoutes, surtout de nos jours, sont accompagnées de figures d’une grandebeauté et d’une parfaite exactitude. Lcvaillant avait publié, en 1799 , unemonographie des perroquets; depuis celte époque jusqu’en 1807 , ona eu de lui l’histoire des oiseaux de paradis, des colliers, des toucans,des couroucous, des promerops, des guêpiers, etc.; Desmarels a fait pa-raître la monographie des langaras, des manakinset des todiers; Dau-din, celle des tangaras, des moucherolles, eic. ; Vieillot, celle des oiseaux