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DISCOURS PRELIMINAIRE.
larynx inférieur. et a publié un mémoire sur l’ossification du sternumdans les animaux de cette classe ; M. Geoffroy Saint-IIilaire s’est livréà de nombreux travaux sur leur squelette et sur leurs organes repro-ducteurs; M. Breschet a étudié chez eux l’organe de l’ouïe; M. Brandi,de Saint-Pétersbourg , a publié un grand travail, avec iconographie,sur leur osléologie. MM. Laulh, Millier et Duvernoy ont découvert lestissus élastiques qui, dans l’aile des oiseaux en général et dans la pochesous-mandibulaire du pélican en particulier, remplissent la même fonc-tion que les ligaments dénués de force vive. Le dernier de ces anato-mistes a décrit les nombreuses modifications osseuses et musculairesque présente la langue des oiseaux. MM. Cuvier , Dulrochet, Flourenset Coste, ont cherché les analogies qui existent entre l’œuf de l’ovipare etcelui du mammifère; M. Richard Owen a donné l’anatomie zoologiquede plusieurs espèces; M. Nitzsch a étudié les pennes des oiseaux; M.Thienemann a fait l’histoire de la reproduction des oiseaux d’Europe ;M. Schinz est l’auteur d’un travail sur leurs nids et leurs œufs, etc., etc.
Une partie bien importante et encore peu connue de l’ornithologie,est la partie ethnographique. On peut dire que, sous ce rapport, lascience ornithologique présente une grande lacune que le temps seulpourra remplir. Les migrations des oiseaux ont bien clé l’objet deséludes de quelques observateurs ; mais nos connaissances à ce sujet sontencore fort incertaines.
Erpétologie. — Nous avons vu la science erpétologique naître auxviii» siècle sous l’inspiration de Laurenti ; depuis elle a grandi, etle xix° siècle est riche en observations de toutes sortes. Nous passe-rons rapidement en revue les mélhodologistes qui sont très nom-breux. Lacépède , le premier dans l’ordre chronologique, a donné,dans sa continuation des œuvres de Buffon , une histoire naturelle desquadrupèdes ovipares et des serpents; il a fondé sa classification, pourles premiers, sur la présence ou l’absence de la queue, pour les autressur la présence ou l’absence des pieds. En 1799, M. Brongniarl a pu-blié un arrangement systématique des reptiles, fondé sur les carac-tères anatomiques, affranchissant ainsi la science des entraves d’uneétroite routine. Latreille n’a donné qu’une modification du système deLacépède ; Daudin a fait paraître, en 1802etl803, une histoire généraledes reptiles, où il a suivi la méthode de M. Brongniart. Il est à regretterque ce travail, fait avec rapidité, soit quelquefois inexact. G. Cuvier a