DISCOURS PRÉL‘MIN AIRE, ccj
publié,en 1798, dans son Tableau élémentaire de l’histoire naturelle desanimaux , une classification qui se rapproche de celle de Lacépède. Iladopta,plus tard,cellede M. Brongniart;et, vingt années après, il publiaun nouvel arrangement des reptiles fondé sur la subordination des ca-ractères. M. Duméril , qui a succédé à Lacépède, et qui, depuis prèsde quarante années , occupe la chaire d’erpétologie, a successivementperfectionné la méthode naturelle qu’il a suivie dans les nouvelles suitesà Buffon, publiées en 1834, conjointement avec M. Bibron. Oppel, natu-raliste bavarois, a fait paraître, en 1811, un travail systématique surles reptiles. M. Merrema donné, en 1820,son Tentamen systematis am-phibiorum ; cet ouvrage, peu au courant de la science, n’est que la re-production d’un autre qui lui est antérieur ; le système qu’il a suivi estpresque celui d’Oppel. M. de Blainville a apporté, dans sa classification,la science et la sagacité qui le distinguent. M. Gray a publié plusieursessais de classification qui n’ont pas été adoptés. Le docteur Harlan estl’auteur d’une faune erpétologique de l’Amérique du Nord , dans la-quelle il propose un système de classification fondé sur les organesrespiratoires. On distingue surtout dans son travail la partie rela-tive aux genres grenouille, rainette et crapaud. M. Ilavvorth a pro-posé un système dichotomique de la classe des reptiles, emprunté enpartie à Merrem. M. Fitzinger , auteur doué d’une saine critique, aproposé un nouvel arrangement systématique, dans son catalogue desreptiles que renferme le musée zoologique devienne. M. Ritgen est l’au-teur d’une méthode inadmissible, par suite des nombreuses particula-rités qu’il y a introduites. Il nous reste à citer avec éloge le travail deRI. Wagler sur la classification des reptiles, comme étant conforme auxvrais principes de la méthode naturelle. On voit que les travaux systéma-tiques relatifs aux animaux de cette classe ont beaucoup exercé la saga-cité des naturalistes, à cause des modifications nombreuses que présenteleur organisation. Chacun des auteurs que nous venons de citer ne s’estpoint contenté d’un simple travail de nomenclature; mais il y a joint desdescriptions augmentées, chaque fois, des genres nouveaux dont lascience s’était enrichie. L’erpétologie compte aussi, au nombre de seshistoriens, MM. Meyer, Kaup, Reuss, en Allemagne ; Lichlenlein, Gra-venhorst etWiegmann, en Prusse; Schlegel, Boié, en Hollande; Bell, enAngleterre; Rusconiet Ch. Bonaparte, en Italie; Cocteau, en France , etc.
Les travaux d’anatomie relatifs aux reptiles sont nombreux, et ontpuissamment contribué au perfectionnement des méthodes. En 1794 et