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Tome premier.
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

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reptiles et de leur distribution géographique. Kuhl, Van Ilasselt etBoié, morts à Java , ont laissé, sur l’erpétologie de cette île, des ma-nuscrits dont on a publié plusieurs extraits dans divers journaux alle-mands et particulièrement dans l’Isis. M. Russel a enrichi l’iconogra-phie de magnifiques gravures représentant plus de vingt espèces deserpents du Bengale. On doit au D r Green la description de beaucoupd’espèces de reptiles de l’Amérique du Nord . M. Lesson a publié lapartie erpétologique du voyage de Bélanger aux Indes orientales ; il adonné la description des reptiles apportés des Indes et de l’Afrique par M. Lamare-Piquot, et rédigé l’erpétologie du voyage de la Co-quille. M. Lindaker est l’auteur d’une faune erpétologique de la Bo-hème ; M. Risso a publié celle des environs de Nice ; M. Van Ilayden,celle du nord de l’Afrique. MM. Spix de Munich , Roddi de Pise, nousont fait connaître diverses espèces nouvelles de tortues et de grenouil-les propres au Brésil . Le prince Maximilien de Neuwicd a aussi dotélu science de nombreuses découvertes faites par lui-même dans cettepartie de l’Amérique méridionale. Nous ne parlerons pas ici des rela-tions de voyages, renfermant des descriptions de zoologie générale, etdans lesquelles la classe des reptiles se trouve naturellement comprise.

Ichthyologie .—A l’époque où les éludes d’anatomie comparée vinrentapporter à la science les lumières dont elle était privée, l’ichthyo-logie était sèche et aride, et l’histoire naturelle générale des poissonsse bornait presque à leur classification. Néanmoins, dans le cours duxvin’ siècle, surtout vers sa fin, il avait paru des ouvrages d’une hauteimportance ; et les anatomistes comparateurs avaient réuni, sur lesparticularités de la structure des poissons, des observations assez nom-breuses, pour que les progrès de notre siècle fussent faciles à pré-voir. Lacépède comprit qu’il était possible de rendre la science plus at-trayante, sans lui rien ôter de sa précision; dans l’ichthyologie qui faitsuite aux œuvres de Buffon, il décrivit la structure, les mœurs et les mi-grations des poissons dans un style souvent aussi riche que celui de sonmodèle. Malheureusement la méthode qu’il a suivie, quoique simple, ré-gulière, et permettant de classer sans peine tous les genres nouveaux,est purement artificielle, et son travail présente au moins deux centsdoubles emplois, ce qui vient du trop de confiance qu’il avait eue en sesdevanciers; mais celle histoire, malgré ses imperfections, a servi de basea tous les travaux qui, jusqu’à ce jour, ont été faits sur celte science.