DISCOURS PRÉLIMINAIRE. ccvij
M. Valenciennes , qui l’a continuée, après la mort de son illustre colla-borateur.
Une partie, moins connue et récente encore, est l’ichthyologie fossile,dont M. Agassiz s’est occupé avec beaucoup de succès, et à laquelleil faut joindre les essais de MM. de Blainville, Buckland, Sedgwick,Murcliison, Valenciennes , Bronn, etc.
Conchyliologie. — A la fin du xvm e siècle, la conchyliologie sortaità peine du chaos. Les coquilles, assez bien connues, étaient considé-rées, par la plupart des auteurs, comme offrant les seuls caractères pro-pres à établir la classification ; mais quelques savants de premier ordre,aussi bons observateurs que philosophes profonds, avaient reconnuque les véritables caractères sur lesquels doit être fondée la classifica-tion naturelle des mollusques, ne se trouvent pas dans le test, maisdans les animaux. Cependant, tous les auteurs ne crurent pas devoirabandonner le système linnéen, et la modification qu’y avait apportéeBruguière, fut encore adoptée par Bosc dans; les suppléments à Buffon.
L’histoire des lestacés des Deux-Siciles par Poli, publiée en 1791,donna une impulsion nouvelle à la conchyliologie. Les trois groupes éta-blis par lui, sur la considération de l’animal, abstraction faite de lacoquille, ont été admis par tous les naturalistes, quoique, dans ce sys-tème, il y ail des rapprochements peu naturels.* En 1798, G. Cuviers’occupa de la classification des mollusques. Ce nouveau système, danslequel le grand naturaliste avait mis à profit les travaux des conchyliolo-gistes antérieurs, fut pour la science un progrès de plus ; mais, commetous les hommes supérieurs, et par suite de ce sage point de vue scien-tifique qui fonde sur l’expérience le perfectionnement ultérieur desméthodes, il ne cessa de travailler à la classification dont il avait jetéles premières bases. Profitant des divers travaux des hommes quis’occupaient de conchyliologie, il arriva à établir une méthode dont lesnaturalistes classificateurs ne se sont que peu écartés. Vers la mêmeépoque que lui, mais se fondant toujours sur les principes immuablesde la méthode naturelle, Denys de Monlfort, Lamarck, Péron, Dau-debard de Férussac père et fils, Latreille, MM. de Roissy, Duméril ,de Blainville, Alcide d’Orbigny , Deshayes, établirent des systèmes demalacologie, qui sont pour la plupart des modifications du système pri-mitif; enfin les travaux particuliers de tous les savants ont mieux faitconnaître certains ordres, certains genres, placés d’abord au hasard,