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Tome premier.
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

da Cosia, Pennant, Donovan, eic., celles de la Grande-Bretagne; M. Des-hayes, celles de Morée. MM. Spix, Wagner et Moricand, ont décrit etlignré quelques mollusques terrestres qui habitent le Brésil ; M. Lowe,ceux de Madère ; M. Rang a fait connaître les mollusques terrestres nou-veaux propres à la côte d’Afrique. MM. Say, Isaac Lea , Rafïîncsque, ontpublié une faune malacologique des États-Unis. M. Alcide d’Orbigny adécrit tous les mollusques qu’il a trouvés dans l’Amérique méridionale, etpublié des faunes malacologiques des Antilles et des Canaries ; MM. Eh-renberg, Botta, Rùppcl, ont recueilli les mollusques de la mer Rouge , etc.

Entomologie . — L’entomologie, si jeune encore au xvm e siècle, mal-gré ses brillantes découvertes, et alors si fort dédaignée que Réau-mur croyait devoir se justifier de l’entraînement irrésistible qui l’at-tirait vers cette science, a fait de rapides progrès depuis 1789. Fabri-cius , qui, pendant vingt années, avait dominé la science , fut détrônépar Latrcille. Dans son Précis des caractères génériques des insectes,publié en 1796, ce dernier appliqua, pour la première fois, aux ani-maux articulés, les principes de la méthode naturelle. Cet essai, quis’écartait du système artificiel de Fabricius, révéla dans son auteur unsentiment profond des affinités ; mais il ne fut perfectionné qu’en1806, quand Cuvier eut indiqué la séparation nécessaire entre lesinsectes et les crustacés, et que Lamarck l’eut réalisée. Pendant toutesa vie, et jusqu’en 1832, Latrcille remania son système, et y introdui-sit successivement la classe des arachnides, créée par Lamarck, etcelle des myriapodes , établie par Lcach. Le Généra crustaceorum etinsectorum, son véritable litre de gloire, est admirable pour la ma-nière dont les divers genres s’enchaînent dans chaque ordre, et dont lescaractères sont présentés. Dans le Règne animal de Cuvier et notam-ment dans la seconde édition, dont la partie entomologique a été écritepar Latrcille, ce dernier a encore perfectionné sa méthode, qui ne pècheguère que par les points où toute idée systématique n’a pas complète-ment disparu. Bien que Lalreille fût exclusivement méthodiste et qu’ilne prît aucune part aux travaux des anatomistes et des physiologistes,il sut habilement tirer parti de leurs observations. M. Duméril a donnéaussi, dans sa Zoologie analytique (1806), un système de classifica-tion des insectes qui ressemble beaucoup à celui de Linné . D’accordavec plusieurs naturalistes, il assigne aux insectes la première placedans la série des invertébrés.