Band 
Tome premier.
Seite
CCXI
JPEG-Download
 

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

<« j

Leacli publia, en 1817, un système clans lequel il prit la métamorphosepour point île départ ; mais les imperfections de celle classification lafirent bientôt tomber dans l’oubli. Celle de MM. Kirby et Spence n’estpas fondée, non plus, sur les véritables rapports naturels. Dans cesderniers temps, MM. Burmeisleret Weslwood ont donné, l’un dans sonManuel d’Entomologie, l’autre dans sa Classification des insectes, unarrangement qu’ils croient devoir se rapprocher le plus de la méthodenaturelle. M. Burmeisler part comme Leach, de la métamorphose incom-plète ou complète des insectes, en comprenant, dans la première classe,les espèces qu’on regarde comme n’en subissant aucune; il en résultedeux séries parallèles entièrement indépendantes l’une de l’autre. L’au-teur donne, comme un grand pas vers la classification philosophique,la disposition de scs séries, en tète desquelles il met les ordres les moinsparfaits sous le rapport de l’organisation, ce qui avait été fait avant luipar Lamarck ; on voit du reste dominer chez cet auteur certainesidées systématiques, qui empêcheront sans doute sa méthode d’êtregénéralement adoptée.

L’école philosophique est représentée, en entomologie spéculative,par MM. Oken et Mac-Leay. Le premier, fidèle au système que nousavons développé en parlant de sa classification générale des êtres orga-nisés , a disposé les insectes en trois ordres, en tête desquels sont lesinsectes-germes ou à métamorphose imparfaite; les insectes-sexes, àmétamorphose complète et à ailes égales, et les insectes-poumons ouà métamorphose complète et à ailes et élytres.

M. Mac-Leay, dont nous avons exposé la théorie en parlant des mé-thodologistes, a appliqué, dans ses Horce entomologicœ, le systèmecirculaire à la classification des insectes; sa méthode, qui contient desaperçus souvent profonds, a fait peu de sensation sur le continent ; maiselle a obtenu beaucoup de succès en Angleterre.

L’anatomie et la physiologie des insectes, que les travaux de Lyonnciétaient venus clore au xvm' siècle, furent reprises par Cuvier dans sonmémoire sur la nutrition des articulés, où il montra que celte fonc-tion ne peut avoir lieu que par imbibition. Dans son traité d’anatomiecomparée, il présenta le résumé des connaissances de son époque surl’organisation des hexapodes.

A la même époque, Lehmann publia deux dissertations sur l’usagedes antennes dans les animaux de cette classe ; M. Posselt fit connaîtrequelques particularités de leur structure; MM. llaussmann et Sorg