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Tome premier.
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

mer qu’un seul groupe. Il avait déjà été produit divers travaux surcette matière, lorsque G. Cuvier publia son Règne animal, dans lequelon trouve , pour la première fois , les zoophytes classés d’après leurorganisation , avec un coup-d’œil remarquable ; aussi, depuis l’appa-rition de ce travail, la classification 11 ’a-t-elle eu de changements àsubir que dans les divisions secondaires ; car Lamarck, en y introdui-sant des modifications qui portaient sur les groupes fondamentaux,a détruit en partie la précision de la classification de Cuvier . Les nou-velles richesses apportées par Péron et Lesueur le portèrent plus tardà réformer son système ; mais il ajouta aux inconvénients de sa pre-mière publication au lieu d’y remédier. M. Duméril se borna, dans sazoologie analytique, à adopter la méthode de Lamarck.

Plusieurs mémoires, parmi lesquels nous distinguerons ceux deMM. Savigny et Meckel, ayant pour objet des genres spéciaux, vin-rent ensuite contribuer aux progrès de la science; ils eurent pour ré-sultat, en 1812, le grand travail de Lamouroux, qui, par malheur,est basé sur une méthode tout artificielle. En Allemagne , M. Oken,dont nous avons déjà eu l’occasion de parler, fit un essai de classifica-tion naturelle des zoophytes ; mais, dominé par sa théorie, il a pré-senté des coupes forcées; toutefois il s’éloigne peu de Lamarck, dont iladopte jusqu’aux erreurs.

Il parut, presque en même temps, une classification de M. de Blain-ville, fondée sur la considération des animaux, et repoussant de laclasse des zoophytes les corallines, comme étant des végétaux et non desanimaux. La distribution systématique de Cuvier , dans le dernier vo-lume de son Règne animal qui traite des animaux rayonnés, se rap-proche davantage de celle de Lamarck, et est jugée moins naturelle queson premier essai. Le travail de Schweigger, publié en 1819 , etfondé sur le mode d’agrégation de ces animaux, contient quelquesfamilles peu naturelles. Il en est de môme de celui de M. Goldfuss : cetauteur, malgré son éclectisme, n’a pas établi un système propre à con-tribuer au perfectionnement des méthodes. On pourrait même dire que,loin d’avoir fait avancer la science, il a augmenté l’incertitude quiy régnait. Latreille est dans le même cas ; il y a jeté la confusion, enintroduisant des mollusques dans la classe des zoophytes. A côté de cesessais systématiques, nous trouvons des études spéciales et attentivessur certaines familles ou sur certains genres. M. Delle Chiaje a donnéun travail plein d’intérêt sur les actinies, les oursins, les astéries et les