Band 
Tome premier.
Seite
CCXV
JPEG-Download
 

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

ccxy

MM. Audouin, Milne Edwards et Duvernoy, ont étudié plusieurspoints importants de l’organisation des crustacés. On leur doit la con-naissance du véritable mode de circulation chez ces animaux. M. MilneEdwards vient de donner, dans les suites à Buffon, une histoire com-plète des crustacés, dans laquelle il a établi une classification qui paraîtreposer sur des bases beaucoup plus naturelles que celles présentées parses devanciers. Enfin, nous devons citer encore les travaux de M. Bell,qui a représenléet décrit des espèces remarquables, et ceux de M. Hahn,qui a donné la description de celles du Japon .

Annélides. — Lamarck a le premier donné le nom d’annélides àces animaux, que G. Cuvier avait d’abord désignés sous le nom de versà sang rouge. Depuis la réforme introduite par G. Cuvier, dans la ma-nière de les envisager, et après qu’il en eut formé une classe distincte,plusieurs naturalistes s’en sont occupés avec succès. M. Montègre,dans ses observations sur les lombrics, MM. de Blainville, Caréna,Belle Chiaje, Moquin-Tandon et Thomas, par leurs travaux sur les hiru-dinées, en ont mieux fait connaître la structure. Leach, MM. de Blain-ville, Audouin, Milne Edwards , ont contribué à en perfectionner laconnaissance; mais c’est principalement M. Savigny qui, dans sonsystème général des annélides, faisant partie du grand ouvrage surl’Égypte , en a assuré les progrès; car non-seulement il a augmenté lenombre des espèces, mais il en a décrit avec détail l’organisation ex-térieure. Les travaux les plus récents sur l’anatomie de ces animaux sontdus à Dugès, à M. Milne Edwards, et surtout à M. Grube.

Zoophytes. — La connaissance des zoophytes , née des sérieusesétudes du xvm e siècle, a reçu, dans le cours du xix e , une partie dela perfection à laquelle elle pouvait atteindre. Non-seulement elles’est enrichie de faits nouveaux, mais encore elle a fait des progrèsdans sa partie philosophique ; il en résulte que le lien qui unit entreeux les êtres de cette vaste catégorie a été mieux connu.

En 1789 , quand Gmelin publia sa nouvelle édition du Systema na-tures , il profita peu des travaux antérieurs; Bruguière eut le même tort;nous ne trouvons donc, au commencement de cette dernière époque,parmi les zoophytologistes distingués, qu’Olivi, à qui l’on doit beau-coup d’observations nouvelles ; il a éclairci l’histoire de plusieurs gen-res, et a compris que les lithophytes et les zoophytes ne doivent for-