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éponges un fort beau iravail relatif à la physiologie des espèces marines;la seule éponge d’eau douce a occupé plus de quinze observateurs quin’en ont pas encore épuisé l’histoire.
En général, malgré tous ces travaux, l’obscurité règne encoresur les phénomènes physiologiques de l’existence des zoophytes. L’his-toire de leurs mœurs, quoique nécessairement très bornée, vu la simpli-cité de leur structure, est fort peu avancée. Cependant l’étude de cesêtres dont l’existence même a été si longtemps douteuse et qui jouentnéanmoins un rôle si important dans la modification de la surface de laterre, est digne de l’attention du philosophe. On sait que les coraux, lesmadrépores et les millépores, forment des bancs calcaires d’une puis-sance considérable, des écueils, des îles, et que leur exploitation sertà la construction de villes entières.
Les infusoires ont de nos jours donné naissance au grand ouvragede M. Ehrenberg. La partie la plus intéressante de ce iravail est ladécouverte de la formation de terrains d’une étendue considérablepar le dépôt d’infusoires à carapaces siliceuses, au fond des eauxtranquilles. La plupart des tripolis, et des silex, n’ont pas d’autreorigine ; et l’auteur dit avoir reconnu qu’ils sont le résultat de l’a-grégation des tests de ces animaux, dont la petitesse est telle que,dans un millimètre cube, on en trouve près de trois millions. On voitse former encore aujourd’hui de semblables dépôts, car ceux qui sontconnus sous le nom de farine de montagne, sont dus, d’après M. Rel-zius, à l’accumulation de cadavres d’infusoires. Néanmoins, dans l’é-chantillon de farine fossile chinoise adressé à l’Académie des sciences par M. Stanislas Julien , M. Peltier a déclaré n’y en avoir trouvéaucune trace. L’histoire de ces êtres insaisissables a également oc-cupé d’autres naturalistes : M. Dujardin a fait un iravail fort inté-ressant sur les animaux microscopiques; MM. Dujardin et Ehrenbergont étudié quelques divisions des coquilles foraminifères, que leurstructure singulière a fait rapprocher des infusoires homogènes. M. Al-cide d’Orbigny , qui a publié sur cette matière plusieurs ouvrages géné-raux, ainsi que les faunes locales des Antilles, des Canaries , de l’Amé-rique méridionale, et de la craie blanche du bassin parisien, a reconnuque ces petites coquilles sont si abondantes à l’état fossile, qu’ellesforment seules des chaînes de collines ei des bancs immenses de pierresà bâtir.
Arrivé à un certain degré de l’échelle animale, l’incertitude comraeii-