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Tome premier.
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DISCOURS PRELIMINAIRE.

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ce; aussi a-l-on mis à la fin des zoophytes, les pseudozoaires, tels que lescorallines et les nématopliytes, que MAI. Bory de Saint-Vincent et Gaillon ont regardés, l’un, comme appartenant à un règne intermédiaire servantde passage aux végétaux, l’autre, comme des animalcules simples, libres,doués de vie, s’agglutinant de manière à former des lilamenls sans quepour cela leur animalité cesse ; mais les divers travaux faits depuis parMM. de Blainville, Marquis, Rennie, Chamisso , Eysenhardl, Leuckart,Ruppell, Raspail, Fries etTurpin, les ont décidément fait ranger parmiles végétaux.

En dernier lieu se présentent’les zoospermes, dont l’histoire selie intimement à celle de la génération, et qui ont été étudiés avec uneattention toute particulière par Spallanzani et par Gleichen. Depuis,MM. Prévost et Dumas, dont l’opinion est partagée par M. Raspail, ontconsidéré les zoospermes comme les rudiments du système nerveux s’u-nissant au système viscéral contenu dans l’œuf de la femelle, ce quidétruisait leur animalité, et ils s’en sont servis pour reconnaître lessexes dans les mollusques acéphales. MM. Dulrochet et de Blainvilleavaient d’abord cru à la non-animalité des zoospermes; mais des expé-riences plus récentes ont porté ces deux observateurs à modifier leur opi-nion, et à les considérer comme le dernier degré de petitesse auquelpuissent se montrer les êtres organisés. En 1832 , M. Czermack a annoncéqu’il regardait les zoospermes comme un élément aussi essentiel à lasemence que les globules le sont au sang ; cette opinion est aussi cellede M.Treviranus,qui pense que ces animalcules sontaux êtres organisésce que le pollen est aux plantes; M. Burdach , au contraire , n’y voitque des parasites accidentels de la semence, et il diffère en cela de laplupart des physiologistes, qui ne regardent plus les zoospermes commedes animaux, mais comme des machines destinées à transporter dansl’ovule le germe fécondant du mâle. M. Duvernoy a même, depuis plu-sieurs années, changé le nom de zoospermes en celui de spermazoïdes.Dans ces derniers temps, MM. Wagner, Siebold , Milite Edwards, Pe-ters, etc., ont étudié les zoospermes dans les animaux inférieurs, et ilsont découvert le sexe mâle dans des zoophytes que jusque-là on en avaitcru privés. M. Lallemand vient de publier sur ce sujet un travail d’unehaute importance; il considère l’intervention du mâle dans la généra-tion comme ayant lieu par les zoospermes, et celle de la femelle parles ovules. Il a cherché la confirmation de son assertion dans les géné-rations anomales ; et, si sa théorie se vérifie, on verra disparaître en